Dans une démarche visant à consolider l’axe Le Caire-Kampala, le ministre égyptien des Affaires étrangères, Dr Badr Abdelatty, a reçu ce mercredi 1er avril son homologue ougandais, Henry Okello, ministre d’État aux Relations extérieures. Cette rencontre de haut niveau a permis de tracer les contours d’une coopération bilatérale accrue et d’une coordination étroite sur les dossiers régionaux brûlants.
Un élan politique et économique
Le chef de la diplomatie égyptienne a d’abord salué la réélection du président Yoweri Museveni ainsi que la présidence ougandaise de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC). S’appuyant sur la visite historique de Museveni au Caire en août 2025, les deux ministres ont exprimé leur volonté de porter les relations politiques et économiques vers de nouveaux sommets.
Sur le plan économique, l’Égypte affiche ses ambitions :
- Investissements prioritaires : Infrastructures, énergie, gestion de l’eau et industrie pharmaceutique.
- Soutien au secteur privé : Renforcement de la présence des entreprises égyptiennes en Ouganda et création d’un Conseil d’affaires conjoint.
- Santé et Éducation : Développement du centre médical égyptien de Jinja et expansion des bourses universitaires, notamment via les programmes de l’institution Al-Azhar.
Sécurité hydrique : Un appel au consensus
Le dossier sensible du Nil a occupé une place centrale. Le Dr Abdelatty a plaidé pour une vision basée sur l’intégration et le bénéfice mutuel.
« Il est impératif de préserver l’esprit de consensus et de fraternité entre les pays du bassin du Nil », a-t-il affirmé, tout en réitérant le rejet des mesures unilatérales dans le bassin du Nil oriental.
Le ministre a également salué les efforts de l’Ouganda pour restaurer l’inclusivité au sein de l’Initiative du Bassin du Nil (IBN), conformément au droit international.
Stabilité régionale : Des défis partagés
Face à l’instabilité croissante, les deux ministres ont passé en revue les crises majeures affectant le continent et le Moyen-Orient :
- Moyen-Orient : Les efforts égyptiens pour une désescalade et la fin de la guerre à Gaza.
- Afrique : La situation sécuritaire dans la Corne de l’Afrique, les Grands Lacs, le Soudan et la Somalie.
- Sécurité maritime : La protection de la navigation en Mer Rouge.
En conclusion, Le Caire et Kampala ont réaffirmé leur engagement à soutenir l’unité territoriale des États et à renforcer les institutions nationales pour garantir la prospérité et la paix durable sur le continent africain.





