
Au cœur de l’effervescence du Salon international du livre du Caire, le Canada s’invite cette année avec une présence singulière et profondément symbolique à travers l’organisation de la « Journée du Canada », prévue demain le samedi 31 janvier. Une rencontre placée sous le signe du dialogue culturel, en présence de Son Excellence Monsieur l’ambassadeur du Canada en Égypte, Ulric Shannon, et de plusieurs écrivains égypto-canadiens.
Sans pavillon officiel cette année, le Canada a choisi une autre voie : celle de la parole, de l’échange et de la réflexion partagée. Le 31 janvier, une série de tables rondes donnera ainsi corps à la « Journée du Canada au Salon du livre », un événement organisé en collaboration avec l’écrivaine égypto-canadienne May Telmissany. Une invitation à faire voyager les mots d’une rive à l’autre, entre deux cultures unies par la littérature.
Amoureux déclaré de la culture et de la littérature arabes, l’ambassadeur Ulric Shannon participera à l’une de ces rencontres pour livrer un témoignage personnel, intime presque, sur son cheminement avec la langue arabe et ses grandes œuvres. Un parcours façonné, notamment, par la découverte des écrits de Naguib Mahfouz, qu’il lit et relit en tant qu’apprenant non natif de l’arabe.
Naguib Mahfouz, une passerelle entre deux mondes
Pour l’ambassadeur Shannon, cette prise de parole marque une étape particulière. Vingt ans plus tôt, jeune diplomate, il s’initiait à la langue arabe à travers les textes de Mahfouz. En 2024, le destin l’a ramené en Égypte, cette fois comme ambassadeur du Canada. Entre ces deux moments, une fidélité silencieuse à une littérature qui éclaire l’âme et raconte l’humain.
« C’est une belle occasion d’exprimer mon amour pour la littérature arabe en général, et pour les œuvres de Naguib Mahfouz en particulier, mais aussi mon attachement à l’histoire et à la culture de l’Égypte », confie-t-il. Des voix égypto-canadiennes viendront enrichir ces échanges, tissant un dialogue sensible entre identités multiples et mémoires partagées.
À travers cette journée, le Salon du livre devient plus qu’un lieu de lecture : il se fait passerelle, espace de rencontre et de reconnaissance mutuelle, où la littérature unit ce que les frontières séparent.





