- Karim Gamil au Forum européen de l’aviation : le recours aux carburants durables doit s’appuyer sur les études de faisabilité et les indicateurs du marché
- Des politiques claires et stables pour attirer les investissements
- Le représentant égyptien appelle à un équilibre entre transition écologique et compétitivité du transport aérien

Le conseiller du président de l’Autorité de l’aviation civile et directeur général des Accords internationaux, le pilote Karim Gamil, a souligné l’importance, pour les autorités de réglementation, de s’appuyer sur les résultats des études de faisabilité techniques et économiques ainsi que sur les indicateurs du marché lors de l’élaboration et de la mise en œuvre des politiques relatives aux carburants d’aviation durables.
Il a estimé que l’évolution vers de nouvelles exigences réglementaires devait reposer sur des bases réalistes et applicables, afin d’atteindre les objectifs de transition du secteur aérien sans imposer aux États ou aux acteurs de l’industrie des contraintes difficiles, voire impossibles, à mettre en œuvre.
Des règles stables pour attirer les investissements
Lors de sa participation, en tant que représentant de l’Égypte, au 9e Forum de la Conférence européenne de l’aviation civile, organisé à Paris, Karim Gamil a insisté sur le fait que la clarté des politiques publiques et la stabilité des cadres réglementaires constituaient des facteurs essentiels pour attirer les investissements nécessaires à la création et au développement de projets de production de carburants d’aviation durables.

Il a également présenté aux participants deux projets actuellement en cours de développement en Égypte dans le domaine des carburants durables issus de la biomasse, soulignant leur potentiel pour renforcer les capacités nationales dans ce secteur, attirer les investissements et favoriser le transfert des technologies nécessaires au développement de cette industrie.
Pour une transition adaptée aux réalités de chaque pays
Karim Gamil a également participé à une table ronde de haut niveau consacrée à la mise en œuvre et à l’avenir des politiques relatives aux carburants d’aviation durables, aux côtés de représentants de l’Agence de l’Union européenne pour la sécurité aérienne, de l’Agence nationale de l’aviation civile du Brésil, du ministère britannique des Transports, de la Commission africaine de l’aviation civile, ainsi que de l’Organisation arabe de l’aviation civile.
Au cours des échanges, le représentant de l’Égypte et du groupe arabe a souligné que la réussite de la transition mondiale du secteur aérien nécessitait de tenir compte des différences économiques et des niveaux de développement propres à chaque pays lors de l’élaboration des politiques internationales et régionales.
Il a parallèlement appelé à renforcer le transfert de technologies, le développement des compétences, l’accès aux financements et l’encouragement des investissements, afin de garantir une transition équilibrée, réaliste et applicable, tout en préservant la compétitivité du transport aérien.
Des enjeux à la fois économiques et réglementaires
Les discussions ont porté sur plusieurs questions à dimension politique, réglementaire et économique, notamment la nécessité d’élaborer des politiques offrant aux investisseurs la visibilité indispensable à leurs décisions, de déterminer le calendrier approprié pour l’entrée en vigueur des obligations réglementaires et de prendre en compte les écarts de capacités entre les différents pays.
Les participants ont également abordé les conditions nécessaires pour garantir la disponibilité de carburants d’aviation durables à des prix compétitifs, ainsi que la recherche d’un équilibre entre les intérêts des producteurs de carburants et ceux des compagnies aériennes.





