Al-Yom Al-Sabie
Par Youssef Ayoub
Quelques jours nous séparent du lancement officiel du dialogue national, auquel le Président Abdel Fattah Al-Sissi a appelé, lors de l’iftar de la Famille égyptienne, le 26 avril dernier.
En observant la performance des partis politiques, au cours des derniers jours, on constatera que c’est peut-être le moment propice de mettre l’accent sur l’importance de ce dialogue, les idées et les visions qui en résulteront, ce qui est la meilleure étape face aux défis affrontés, non seulement par l’Egypte , mais par toute la région.
Ce qui attire le plus mon attention, est notamment le consensus sociétal sur le dialogue national. Chacun a une grande responsabilité, d’autant plus que l’appel au dialogue lancé par le Président n’est pas intervenu, alors que l’Etat connaît des crises politiques ou économiques, mais plutôt alors que l’Etat est au summum de la stabilité politique, sociale, économique et sécuritaire. (…) L’appel au dialogue national est intervenu après que l’Etat ait surmonté toutes les difficultés qui s’étaient accumulées au cours des dernières années.
Le pays avait besoin d’une décision audacieuse pour faire face aux difficultés et être en mesure de les affronter, une décision prise par le Président Al-Sissi de relever le défi de la menace du terrorisme pour suivre la voie du développement, et être à la hauteur des espoirs et des rêves des Egyptiens.
Qui plus est, la voie du développement malgré les difficultés économiques dues aux fluctuations internationales et régionales, a imposé davantage de pression sur l’Etat.
Aussi, a-t-on connu des circonstances naturelles qui ont eu un impact sévère sur l’économie mondiale, comme la pandémie du coronavirus, et malgré tout l’Etat a continué à avancer sur la voie du développement. (…) C’est le consensus que nous recherchons dans ce dialogue national.
Il n’est pas nécessaire qu’il y ait un accord complet entre tous ceux qui sont réunis sous la bannière du dialogue national, il suffit plutôt d’avoir un consensus sur les grandes lignes des questions soulevées, car il est difficile de parvenir à un accord ou un semi-accord, compte tenu de la différence des idéologies des personnes invitées au dialogue. Cela est normal et fraie la voie vers la Nouvelle République et l’avenir auquel nous aspirons tous (…).





