Ils sont penchés sur une passerelle mobile, au-dessus d’un bassin bleu turquoise, dans lequel refroidit le combustible nucléaire: un an après l’arrêt des réacteurs à Fessenheim, les techniciens d’EDF se démènent pour la préparation du démantèlement du site.
Joystick à la main, un opérateur pilote le bras motorisé qui va chercher, dans un alvéole à plusieurs mètres de profondeur, un assemblage combustible, barre de près d’une tonne et 4 mètres de long, renfermant les pastilles d’uranium enrichi.
“C’est une opération très délicate. On manipule de la matière nucléaire, radioactive, il faut être particulièrement attentif”, témoigne un ingénieur combustible auprès de l’AFP, à l’intérieur du bâtiment hautement sécurisé. “Tout se passe de manière immergée: l’eau représente une barrière contre les rayonnements”, précise ce quinquagénaire dans sa combinaison de protection blanche. Chaque opérateur est aussi équipé d’un dosimètre, afin de détecter une éventuelle radiation.
Une fois saisi, le combustible est placé dans un conteneur adapté qui sera ensuite fixé sur un wagon et transporté jusqu’à l’usine de retraitement de la Hague, dans la Manche.