Le Droit de la femme aux acquêts ne concerne que le travail et les transactions financières des deux époux s’ils partagent le capital et l’effort, ou seulement un des deux, selon le site d’Al-Azhar. Le travail domestique de la femme ne donne pas à cette dernière le droit de revendiquer une part aux acquêts, car le travail de l’homme hors du foyer est un service externe rendu à sa femme et à sa famille afin de leur garantir des subventions, alors que le travail domestique de la femme est un service interne qu’elle exerce au profit de son mari et de ses enfants afin que la sérénité puisse régner dans la vie conjugale.
Le mari s’engage, selon l’islam, à subvenir aux besoins de sa femme selon son aisance ou sa pauvreté. Cet engagement ne remplace pas son droit aux acquêts lorsqu’elle participe à la formation de la fortune de son mari de la manière susmentionnée.
Le lien conjugal est un lien de sérénité et de complémentarité, basée sur l’affection et le pardon. Il n’est ni un lien de rivalité ni d’investissement, ni de matérialisme opportuniste. Il n’est pas approprié que le caractère sacré du mariage et la classe noble qu’occupe la femme soient déformée en traitant la femme comme une salariée dans sa famille, en lui donnant un salaire précis en contrepartie pour avoir pris de soin de son mari et de ses enfants. Le mari doit honnêtement assumer la responsabilité de subvenir aux besoins de toute la famille.
L’Islam a établi la vie conjugale sur la base de la compassion et la bonté. Il répartit les rôles et les tâches en proportion selon la nature, les compétences et les capacités de chaque conjoint. L’islam a précisé minutieusement ce qui doit être le but de cette vie conjugale et ce qui doit être un moyen par lequel on atteint les autres buts selon une équité merveilleuse et unique.
Il est inadmissible de transformer les appels d’Al-Azhar à la préservation des droits et à la promotion de la justice au sein de la famille en slogans discriminatoires et en mesures préjudiciables qui appelle à l’égalité injuste dans laquelle il n’y a pas de justice, favorisant la polarisation et la rivalité entre les conjoints, et exposant le mariage sous une forme matérialiste et répulsive qui ne contient ni affection ni accommodement. Cela contrarie les enseignements des religions, la nature humaine et les valeurs d’une société stable. Nous pouvons constater les inconvénients et les mauvaises conséquences de ces appels dans des sociétés où beaucoup de jeunes s’abstiennent du mariage et de la fondation d’une famille.




