Le fitness est devenu, en Egypte, un phénomène générationnel. Dans les grandes villes, les enseignes de salles de sport se multiplient, tandis que les programmes numériques séduisent un public de plus en plus jeune.
Un engouement porté par la jeunesse
Les 18–35 ans constituent le cœur de cette vague. Motivés par la santé, l’esthétique et l’influence des réseaux sociaux, ils investissent dans des abonnements sportifs ou dans des applications d’entraînement. Des formules low-cost et étudiantes facilitent l’accès, tandis que les vidéos sur YouTube ou TikTok démocratisent la pratique.

Le numérique change la donne
L’entraînement en ligne, popularisé pendant la pandémie, s’est imposé comme un complément durable. Des coachs comme Omar Attiyah ou Salma Taha attirent des centaines de milliers d’abonnés, transformant leurs contenus en véritables écoles virtuelles. Pour beaucoup de jeunes femmes, ces plateformes représentent aussi un moyen de pratiquer en toute liberté, à domicile.
Opportunités et limites
Ce boom crée des emplois dans le coaching, la vente d’équipements ou encore l’événementiel sportif. Mais des freins persistent : abonnements jugés coûteux, manque d’espaces publics aménagés, emploi du temps chargé et risques liés aux programmes non certifiés. Une étude récente souligne que seule une minorité de jeunes pratique une activité physique régulière malgré un intérêt croissant pour le sport.

Un mode de vie en construction
Pour la jeunesse égyptienne, le fitness s’apparente désormais à un mode de vie associant santé, confiance en soi et discipline. Reste à structurer le secteur, en multipliant les infrastructures publiques, en encadrant le coaching en ligne et en développant des offres accessibles.





