Dansons”, est une initiative multinationale inspirante et une démarche inédite d’intégration et de promotion du handicap via la danse. Un grand groupe de personnes ayant des handicaps difficiles ont changé la donne. Le handicap n’est plus “un handicap” qui les empêchera de vivre, et la danse- même sur un fauteuil roulant- est leur moment idéal de surmonter leurs difficultés. Manières de danser… manières de soigner !
Par Névine Ahmed
Là, on est face à deux univers éloignés l’un de l’autre : la danse qui évoque l’agilité et le handicap- soit-il physique ou mental- qui génère des déficits fonctionnels, des répercussions psychologiques et des états pathologiques psychiatriques.
La vie d’une personne peut s’arrêter en raison d’une crise qui lui arrive et qui rend le monde noir. Elle s’attend donc à ce que toute la vie s’arrête à ce moment. Comment alors, si l’on parle d’un accident qui rend la personne incapable de se déplacer normalement, donc, handicap moteur, et ainsi cet accident peut l’empêcher de pratiquer plusieurs activités faciles ou habituelles ?! Un grand groupe de personnes, ayant des handicaps difficiles qui rendaient leur vie difficile pendant un certain temps, ont vaincu leur faiblesse et avec une volonté et une détermination impeccable, ces personnes se sont transformées en oiseaux volant dans le ciel sans contraintes, même si c’était un fauteuil roulant.
La danse a été le moyen idéal leur permettant de surmonter leurs difficultés d’une façon inédite. Un rapport du journal d’AlYom al-Sabie, raconte la vie d’une Chinoise qui a introduit cette manière originale de soigner les maux psychologiques dont souffrent les personnes handicapées- vu les difficultés mobiles et d’intégration dans la société. “Les oiseaux ne peuvent voler dans le ciel que lorsqu’ils se sentent libres”, voilà ce que se disait la Chinoise de 35 ans, Hong kin Lin, après avoir souffert d’une hémiplégie causée par un accident de route il y a 10 ans.
L’inconfort physique et la douleur psychologique ne l’ont jamais empêchée de poursuivre ses rêves de danse malgré le fait qu’elle soit sur un fauteuil roulant. Elle affirme que la danse sur les roues de sa chaise, enrichit sa vie et lui donne un sentiment de confiance, comme un bel oiseau qui aime se déplacer dans les airs. En avril 2022, Hong kin Lin a commencé son travail comme assistante d’enseignement dans une école de danse de la ville de Tongling, dans la province d’Anhui, à l’Est de la Chine, où les enfants ont participé à des cours de danse. Hong enseigne les bases de la danse classique malgré son handicap, en guidant les filles dans les pas de danse, en se concentrant sur la technique qu’elles doivent adopter pour que leurs mouvements et leurs pas soient corrects. Le sourire ne quitte jamais le visage de Hong, ce qui a fait d’elle l’enseignante la plus célèbre et la plus proche de ses élèves. Hong dit travailler toujours pour réaliser son rêve de professeur de danse, en particulier de ballet même si elle marche sur des roues, et pour principalement affirmer et sensibiliser ceux qui souffrent aussi de handicap, que rien ne peut arrêter leur rêve, même un handicap. D’autre part, AM Danza, qui réside à Caracas au Venezuela, travaille avec 50 jeunes vénézuéliens qui poursuivent leur passion pour la danse malgré les limites imposées par des handicaps tels qu’une colonne vertébrale cassée, une paralysie cérébrale, le syndrome de Down ou la cécité.
Le groupe a récemment présenté une performance émotionnelle sur fauteuil roulant pendant une heure, que la troupe “Dance Together” a donné une représentation imposante. “C’est l’opportunité d’une vie”, a déclaré Yanez, 34 ans, après le spectacle de danse contemporaine, qui a été donné sur l’un des théâtres les plus prestigieux de la capitale vénézuélienne, “je ne peux plus laisser le handicap m’affecter”, a-t-il dit avec volonté. Pendant le spectacle, les danseurs handicapés se sont produits aux côtés de danseurs professionnels pleinement qualifiés pour prouver que l’art ne connaît pas d’obstacles. Les danseurs à mobilité réduite dans leurs jambes ont soulevé leurs béquilles dans les airs à l’unisson, et Yanez a soulevé son fauteuil roulant et l’a soulevé sur ses épaules pour effectuer des mouvements un peu compliqués.
La danse est une question de passion, a déclaré Alexandre Madriz, directeur d’AM Danza. “Vous utilisez votre corps pour exprimer vos sentiments”, a-til dit. Madriz a travaillé avec des danseurs handicapés pendant deux décennies et dit que grâce à eux, il a appris que l’expression physique n’a pas de limites. “Tout ne doit pas être les lignes parfaites et la symétrie que vous voyez dans la danse classique contemporaine”, a-til déclaré. Enfin, le Ballet Royal a présenté une performance dans laquelle l’un de ses danseurs interprète un duo avec un danseur sur fauteuil roulant, pour dire que la vie sociale dans son sens global, n’est pas “uniquement une question de diversité de races, mais aussi de diversité de capacités physiques”.











