Par: Alia Abou El-Ezz
Le Mawwal est une forme d’expression populaire, qui évoque une variété de sujets tels que l’amour, le patriotisme et la sagesse. Cet art vocal improvisé est l’une des plus anciennes formes de chant jamais enregistrées, il occupe une place de choix parmi les chansons populaires.
Les chanteurs égyptiens éprouvaient une passion pour le Mawwal. Il s’agit d’une forme d’art qui commence par une introduction vocale, se poursuit avec des chants et des passages musicaux, puis se termine par une conclusion. L’objectif est de démontrer l’habileté du chanteur dans l’improvisation.
L’art du Mawwal est considéré comme l’un des plus importants dans la musique égyptienne. Il a été particulièrement distingué par les habitants de la Haute Egypte au début du XXIe siècle, les différenciant ainsi des autres Égyptiens par leur langue distincte des autres provinces égyptiennes.
« Al-raïs », Mohammed Taha était à la tête des jeunes de la Haute Egypte, qui s’est excellé dans l’art du Mawwal et du “Hikay” à travers le chant. Sa renommée s’est étendue dans le monde entier, étant encore jeune, il a laissé un héritage de plus de dix mille Mawwals.
Mohammed Taha a été le premier artiste à obtenir la carte de membre de l’Union des Musiciens, avec le numéro de carte “1” toujours conservé par sa descendance. Cette carte témoigne de son statut de premier membre actif de l’union.
Reconnu pour son patriotisme, Mohammed Taha chantait toujours pour l’Égypte dans toutes les occasions, même lors des festivités populaires. Surnommé “l’amoureux de l’Égypte”, il a présenté environ 70 Mawwals pour la République Arabe d’Égypte, tous écrits et composés par lui, dont le plus célèbre est le Mawwal “l’Egypte est belle”.





