– Des projets d’attentats déjoués révélés et des aveux détaillés mettent en lumière des plans terroristes
Dans le cadre de ses opérations de lutte contre le terrorisme, le ministère de l’Intérieur a annoncé- dans un communiqué officiel- la poursuite des enquêtes visant les éléments du mouvement Hasm, lié à la confrérie terroriste des Frères musulmans. Selon le communiqué, des membres du groupe ont été identifiés préparant un plan destiné à nuire aux ressources et aux intérêts de l’Etat à travers une série d’opérations hostiles. Les autorités égyptiennes ont précisé que deux suspects, Ahmed Mohamed Abdel Razek Ahmed Ghoneim et Ihab Abdel Latif Mohamed Abdel Kader, seraient impliqués dans la préparation d’attaques visant les infrastructures de sécurité et économiques du pays.
Le ministère a souligné que cette action s’inscrit dans le cadre d’une vigilance continue pour prévenir toute menace pesant sur la stabilité nationale. Les forces de sécurité continuent d’intensifier leurs efforts afin de neutraliser les réseaux terroristes et d’assurer la protection des citoyens et des installations stratégiques. Cette annonce intervient quelques jours après les révélations sur le rôle de Yéhia Moussa dans la formation et la coordination de cellules terroristes, confirmant l’ampleur des dispositifs mis en place par les autorités pour démanteler les plans visant l’Etat.
Le communiqué important du ministère de l’Intérieur a rendu publics les aveux de Ali Mahmoud Mohamed Abdel Wanis, présenté comme un cadre du mouvement armé Hasm. Le suspect a livré des déclarations détaillées concernant des projets d’opérations visant l’Etat égyptien, évoquant des plans hostiles préparés par le groupe. Il aurait également fourni des informations sur les mécanismes internes de l’organisation et ses modes opératoires. D’après les éléments rapportés, l’intéressé a reconnu avoir utilisé plusieurs pseudonymes dans le cadre de ses activités au sein de la branche armée liée à la confrérie des Frères musulmans. Il a indiqué avoir rejoint cette dernière durant ses années universitaires, avant d’intégrer des structures organisationnelles internes. Le suspect, originaire de la province de Menoufiya, a affirmé avoir été recruté pour des activités liées à l’action publique au sein du mouvement, avant d’être contacté en 2014 par Yéhia Moussa. Selon ses déclarations, ce dernier l’aurait orienté vers des formations en vue de mener des opérations qualifiées de terroristes.
Selon le communiqué, l’intéressé a également reconnu s’être rendu dans la bande de Gaza en empruntant un tunnel, en coordination avec Yéhia Moussa, décrit par les autorités comme un fugitif impliqué dans des activités terroristes. Le suspect a déclaré avoir suivi, durant un séjour de près de quatre mois, des formations militaires incluant l’utilisation d’armes et des techniques de combat, notamment dans les domaines des manœuvres de terrain et des systèmes antichars. A l’issue de cette période, il serait retourné en Egypte sur instruction de Yéhia Moussa, avec pour mission de mener des opérations visant le territoire égyptien.
Le communiqué met particulièrement en avant le rôle attribué à ce dernier, acteur clé dans la coordination et la planification de projets d’attaques contre l’Etat. Ces révélations s’inscrivent dans le cadre des efforts des autorités visant à mettre en lumière les réseaux transfrontaliers et les circuits de formation impliqués dans des activités extrémistes. Les autorités n’ont pas fourni davantage de détails sur les suites de l’enquête, mais soulignent que ces éléments viennent étayer leur stratégie de lutte contre les organisations armées et leurs soutiens logistiques.
Selon le communiqué, le suspect a reconnu avoir planifié plusieurs attaques terroristes sur le territoire égyptien. Parmi les cibles évoquées figurent le poste de contrôle d’Al-Ajizi, le commissariat de police de Tanta, ainsi que l’assassinat du général Adel Ragaï devant son domicile à Obour. Le suspect a également indiqué avoir été chargé de se rendre en Somalie pour poursuivre ses activités à partir de ce pays. Il a précisé que des tentatives avaient été faites pour cibler l’adjoint du ministre de l’Intérieur et le ministre du Pétrole, avant d’être de nouveau contacté par Yéhia Moussa pour coordonner la suite des opérations.
Le ministère de l’Intérieur a insisté sur la gravité de ces révélations, soulignant que ces aveux confirment l’existence de réseaux transnationaux liés à Hasm et mettant en lumière la vigilance des forces de sécurité égyptiennes dans la prévention d’actes terroristes visant l’Etat et ses responsables.





