Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Égyptiens à l’étranger, Dr Badr Abdel-Aati, a reçu, ce lundi, M. Massad Boulos, conseiller principal du président américain pour les affaires arabes et africaines.
La rencontre a porté sur les relations bilatérales entre l’Égypte et les États-Unis ainsi que sur plusieurs dossiers régionaux d’intérêt commun, notamment l’évolution de la situation au Soudan, au Liban, dans la Corne de l’Afrique, en Libye, ainsi que sur la question de la sécurité hydrique égyptienne.
Selon le porte-parole officiel du ministère des Affaires étrangères, cet entretien a reflété une appréciation mutuelle de la profondeur du partenariat stratégique liant Le Caire et Washington, considéré comme un pilier fondamental de la sécurité et de la stabilité au Moyen-Orient et en Afrique. La rencontre a souligné la volonté des deux parties de hisser la coopération bilatérale à des niveaux supérieurs sur les plans politique et économique.
Concernant l’actualité régionale, la réunion a abordé le cours des négociations entre les États-Unis et l’Iran.
De son côté, Abdel-Aati a passé en revue les efforts et les contacts diplomatiques menés par l’Égypte pour favoriser la désescalade, réaffirmant le soutien du Caire au processus de négociation afin de contenir les tensions et de renforcer la stabilité régionale.
Concernant le dossier soudanais, Abdel-Aati a insisté sur la nécessité de préserver l’unité et l’intégrité territoriale du Soudan, ainsi que ses institutions nationales. Il a exprimé le rejet de toute ingérence étrangère susceptible d’attiser le conflit.
Évoquant le Liban, le ministre a réitéré la position constante de l’Égypte en faveur de la souveraineté libanaise et de l’arrêt total des agressions israéliennes. Il a salué le cessez-le-feu récemment annoncé et a appelé au renforcement de l’armée libanaise.
Concernant la Corne de l’Afrique, l’accent a été mis sur le respect de la souveraineté de la Somalie et de l’Érythrée.
Sur le volet de la sécurité hydrique, Abdel-Aati a rappelé que le Nil représente une « question existentielle » pour le peuple égyptien, rejetant toute mesure unilatérale concernant les fleuves transfrontaliers.
Pour sa part, M. Massad Boulos a loué le rôle de premier plan et pivot joué par l’Égypte en tant que garant de la stabilité régionale.





