Le ministre des Affaires étrangères, BadrAbdel-Aati, a reçu ce mardi M. Christophe Bigot, représentant spécial de l’Union européenne pour le processus de paix au Moyen-Orient.
La rencontre a porté sur l’évolution de la situation dans les territoires palestiniens occupés, à la lumière de l’escalade régionale actuelle et des tensions liées aux opérations militaires, ainsi que sur leurs répercussions sur la stabilité de la région.
Abdel-Aati a souligné, lors de cet entretien, l’importance de ne pas détourner l’attention de la mise en œuvre de toutes les étapes de la seconde phase du plan du président américain dans l’intégralité de ses clauses, y compris la garantie d’un flux d’aide humanitaire sans entraves, en préparation du début de la phase de relèvement précoce et de reconstruction.
La réunion a abordé les arrangements en cours pour permettre au Comité national pour la gestion de Gaza d’exercer ses fonctions depuis l’intérieur de la bande de Gaza au cours de la période à venir.
Les discussions ont également porté sur l’importance du soutien de la communauté internationale à ce comité pour lui permettre d’assumer ses responsabilités exécutives avec efficacité.
Le soutien au déploiement rapide d’une force de stabilité internationale a de même fait l’objet des discussions.
Dans ce contexte, les deux parties ont examiné les moyens de renforcer la coordination et la concertation concernant la formation d’éléments de la police palestinienne en Égypte, en vue de leur déploiement dans la bande de Gaza pour contribuer au maintien de la stabilité et à l’imposition de l’État de droit.
Le ministre a réitéré l’importance du maintien de l’ouverture du point de passage de Rafah dans les deux sens et de la garantie de l’entrée de l’aide humanitaire.
La rencontre a également traité des développements dangereux en Cisjordanie.
L’entretien s’est conclu par l’affirmation de l’importance de poursuivre la coordination entre l’Égypte et l’Europe afin de soutenir le processus politique. L’objectif demeure d’aboutir à un règlement juste et global de la question palestinienne, garantissant la création d’un État palestinien indépendant sur les frontières du 4 juin 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale.





