Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Égyptiens de l’étranger, Badr Abdel-Aati , a reçu la délégation de la commission des droits de l’homme du Parlement européen, conduite par le député Mounir Satouri, président de la commission.
Abdel-Aati a souligné que cette visite reflète les relations de coopération étroite avec la partie européenne dans ses différentes institutions. Il a insisté sur l’importance de communiquer avec les milieux parlementaires européens, compte tenu de la dynamique que connaissent les relations égypto-européennes, en particulier depuis leur élévation au rang de partenariat stratégique et global.
Abdel-Aati a exprimé son souhait de voir cette visite contribuer au renforcement des échanges d’expériences et offrir aux membres de la délégation l’occasion de prendre connaissance de près des mesures prises par l’Égypte pour promouvoir les droits de l’homme.
Le ministre des Affaires étrangères a passé en revue les efforts déployés par l’État pour promouvoir le système des droits de l’homme dans sa conception globale, qui vise à renforcer les droits humains et à réaliser la justice sociale pour le citoyen égyptien, conformément aux directives de Son Excellence le Président de la République.
Abdel-Aati a également mis en lumière les dispositions prises pour exécuter les instructions de la direction politique relatives à la préparation de la deuxième stratégie nationale quinquennale pour la période 2026-2031, afin de contribuer à consolider les valeurs de démocratie, de citoyenneté et d’État de droit. Il a en outre exposé le rôle joué par le Comité suprême permanent des droits de l’homme, présidé par le ministre des Affaires étrangères, en soulignant les succès remportés dans le domaine des droits civils et politiques, ainsi qu’au niveau législatif.
Le ministre des Affaires étrangères a affirmé la volonté de poursuivre un dialogue constructif avec l’ensemble des parties prenantes, au premier rang desquelles la société civile, ainsi qu’avec les partenaires internationaux, menés par l’ONU et l’Union européenne, rappelant que l’amélioration de la situation des droits de l’homme est un processus continu et cumulatif. Il a également souligné l’importance d’un équilibre entre les différents droits — qu’ils soient civils et politiques, ou économiques, sociaux et culturels —, en accordant une attention particulière aux femmes, aux enfants, aux jeunes, aux personnes âgées et aux personnes en situation de handicap.
Abdel-Aati a évoqué l’intensification de l’interaction avec le système régional et international des droits de l’homme à travers la présentation et l’examen des rapports nationaux, notamment la présentation de son rapport dans le cadre du mécanisme de l’Examen périodique universel du Conseil des droits de l’homme, tout en soulignant l’action dynamique de l’Égypte au sein de son mandat au Conseil des droits de l’homme à Genève pour la période 2026-2028.
Par ailleurs, le ministre a passé en revue un certain nombre d’initiatives et de programmes visant à promouvoir les droits économiques et sociaux, avec en tête l’initiative « Une vie décente» et l’initiative « 100 millions de santés», parallèlement à l’élargissement de la couverture de protection sociale et au développement des zones informelles. Il a affirmé que ces progrès ont été réalisés malgré les défis économiques et sécuritaires qui entourent l’Égypte, au premier rang desquels le risque terroriste, l’aggravation de la crise des réfugiés et des demandeurs d’asile, ainsi que les lourdes charges supportées par l’État en raison de l’accueil de millions de réfugiés, de demandeurs d’asile, de migrants et de résidents étrangers, à la lumière de la situation régionale.
De son côté, la délégation européenne a salué l’évolution des relations stratégiques avec l’Égypte, affirmant que celle-ci constitue un partenaire clé de l’Union européenne pour soutenir la stabilité dans la région.
La délégation a également insisté sur l’importance d’intensifier la coopération parlementaire entre les deux parties, de renforcer les visites mutuelles et d’explorer de plus larges perspectives de coopération. La délégation a enfin exprimé son appréciation pour les efforts égyptiens dans l’accueil d’un grand nombre de réfugiés et pour les charges que l’État égyptien assume à cet égard, affirmant sa compréhension des défis économiques et régionaux auxquels le pays fait face.





