Le projet de Nouveau Delta ne se limite pas à une simple extension des terres cultivées. Il incarne une vision de développement intégré visant à créer une communauté productive associant agriculture, industrie et logistique, tout en favorisant l’émergence de nouveaux pôles urbains attractifs. Soutenu par des infrastructures modernes et des systèmes d’irrigation de dernière génération, le projet ambitionne également de renforcer la complémentarité avec les terres agricoles historiques du Delta du Nil, afin d’améliorer les rendements et de consolider la sécurité alimentaire du pays. La mise en œuvre de ce vaste chantier intervient dans un contexte marqué par plusieurs défis majeurs, entre autres, le recul des terres agricoles anciennes, fragilisées par les empiètements observés au cours des dernières décennies, la forte croissance démographique, ainsi que la limitation des ressources hydriques. Ces contraintes ont conduit les autorités à adopter une stratégie de développement globale destinée à élargir les surfaces agricoles et à maximiser la production locale pour garantir l’autosuffisance alimentaire. Malgré les nombreuses difficultés rencontrées au cours des différentes phases du projet, celles-ci ont pu être surmontées grâce à la mobilisation coordonnée des institutions publiques et à une participation active du secteur privé, permettant l’introduction des techniques agricoles les plus avancées et une amélioration significative de la productivité.
Le projet reflète ainsi l’orientation de l’Etat vers un renforcement durable de la sécurité alimentaire, à travers l’augmentation de la production des cultures stratégiques et la réduction de la dépendance aux importations. Il vise également à soutenir l’industrie agroalimentaire, à accroître la valeur ajoutée de la production nationale et à générer de nombreuses opportunités d’emploi, contribuant ainsi à une dynamique de développement global et durable.
Selon les infographies officielles, le Nouveau Delta constitue un projet stratégique destiné à bâtir une communauté productive intégrée et représente un modèle de synergie entre agriculture, développement urbain et industrie. Il est présenté comme le plus grand projet agricole et de développement intégré de l’histoire contemporaine de l’Egypte, couvrant une superficie d’environ 2,2 millions de feddans, pour un coût global – infrastructures comprises – estimé à près de 800 milliards de LE.
Le projet s’étend le long de corridors stratégiques reliant les gouvernorats de Matrouh, Béheira, Guizeh et Fayoum. Il bénéficie de la proximité de plusieurs axes majeurs, notamment l’axe Rod El-Farag, l’autoroute Tahya Misr, la rocade régionale, ainsi que la route d’El-Alamein, le port sec de la ville du 6 Octobre, sans oublier l’axe et l’aéroport Sphinx.




