Dans sa tombe, les archéologues ont découvert des dizaines de boîtes de conservation alimentaire conçues selon la forme de leur contenu : une boîte en forme de canard contenait par exemple un véritable canard momifié, parfaitement conservé, destiné à accompagner le jeune roi dans son voyage vers l’au-delà parmi ses mets préférés.
Certains ont même présenté cette découverte comme la « première lunch box de l’Histoire », une formule surtout utilisée pour attirer l’attention sur la forme unique de ces coffrets en bois recouverts d’une magnifique peinture blanche.


Une chose est sûre : l’artiste égyptien de l’Antiquité faisait preuve d’une créativité remarquable dans les moindres détails, au point de donner l’impression que certaines inventions que nous croyions modernes existaient déjà il y a des millénaires. Car tout semble avoir commencé en Égypte.
Les boîtes de conservation alimentaire de Toutânkhamon sont aujourd’hui exposées au Grand Musée égyptien.

Selon Magdy Chaker, haut responsable des antiquités au ministère égyptien du Tourisme et des Antiquités, la tombe de Toutânkhamon contenait plusieurs aliments destinés à l’accompagner dans l’au-delà, les anciens Égyptiens croyant en une nouvelle vie après la mort.
Des morceaux de viande séchée, du canard, de l’oie, des dattes, du jujube et des grenades ont notamment été retrouvés parmi les offrandes funéraires, afin que le jeune pharaon puisse continuer à se nourrir dans l’éternité.
L’archéologue a également révélé que l’épouse du roi avait déposé un bouquet de fleurs ainsi qu’un collier autour de son cou, tandis que son célèbre masque funéraire demeure un chef-d’œuvre dont la technique de fabrication continue de fasciner les spécialistes.
De son côté, Fatma Abdallah, directrice de la scénographie au Grand Musée égyptien, a expliqué que la salle dédiée à Toutânkhamon présentera pour la première fois l’intégralité du trésor du jeune pharaon, soit plus de 5 000 pièces archéologiques réparties sur près de 7 500 mètres carrés — un espace six fois plus vaste que celui du Musée égyptien de Tahrir.


La galerie sera organisée autour de cinq grands thèmes retraçant notamment la découverte de la tombe en 1922 et l’histoire des recherches archéologiques dans la Vallée des Rois.
Elle a également souligné que l’expérience proposée par le Grand Musée égyptien se veut totalement immersive, mêlant standards muséographiques internationaux et identité égyptienne authentique, avec des espaces monumentaux, des statues colossales et même la célèbre obélisque suspendue de Ramsès II, permettant aux visiteurs de marcher sous le monument et d’admirer le cartouche royal gravé sous sa base.
Une professeure d’égyptologie à l’Université américaine du Caire a également expliqué que la tombe constitue une véritable présentation simplifiée de la vie quotidienne dans l’Égypte pharaonique. Grâce à elle, les chercheurs ont pu comprendre comment les anciens Égyptiens enterraient leurs rois, quels objets ils plaçaient dans les tombes, quelles étaient leurs croyances religieuses, leurs routes commerciales ainsi que leur vision du monde qui les entourait.

Elle a aussi détaillé les éléments minutieux retrouvés dans la sépulture, soulignant que Toutânkhamon, comme beaucoup d’Égyptiens, était un grand amateur de nourriture. La tombe contenait ainsi des aliments cuisinés puis momifiés, notamment différentes sortes de viandes.
Elle précise :
« Toutânkhamon aimait la viande comme tous les Égyptiens. Nous avons découvert dans la tombe de petites boîtes contenant des viandes cuites, momifiées et soigneusement emballées ; foie, oies, canards et pigeons.




