Le Premier ministre, le Dr Moustafa Madbouli, a reçu aujourd’hui le ministre des Finances, Ahmed Kouchouk, afin de passer en revue les principales activités et rencontres tenues en marge des assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, qui se sont déroulées ces derniers jours à Washington.
Une économie résiliente face aux turbulences mondiales
Lors de cet entretien, le ministre des Finances a indiqué avoir rencontré ses homologues de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA), en marge des réunions de printemps des institutions de Bretton Woods. Les discussions ont notamment porté sur la nécessité d’accélérer la transition vers une économie verte et les énergies renouvelables, dans un contexte mondial marqué par une profonde incertitude. Ahmed Kouchouk a souligné que, malgré les chocs extérieurs successifs, l’économie égyptienne a démontré une remarquable capacité de résilience, grâce à des politiques proactives et cohérentes visant à soutenir la croissance tout en protégeant les couches sociales les plus vulnérables.
Des signaux positifs pour les investisseurs
Le ministre a également fait état d’une rencontre élargie avec des investisseurs internationaux, organisée par Bank of America, au cours de laquelle il a mis en avant l’approche méthodique et équilibrée adoptée par l’Égypte face à la crise économique mondiale. Il a présenté les quatre priorités qui guident la politique budgétaire du gouvernement : consolidation des finances publiques, stimulation de l’activité économique, encouragement du secteur privé et renforcement de la confiance des milieux d’affaires.
Le ministre a confié au Premier ministre Madbouli que le dialogue ouvert et transparent qu’il a mené avec les investisseurs leur a offert une vision plus claire de l’environnement des affaires en Égypte. Il a notamment souligné que les mesures d’allègement fiscal ont permis d’élargir l’assiette fiscale et d’augmenter les recettes de 29 % au cours de l’exercice financier en cours, sans imposer de nouvelles charges aux investisseurs.
Les marchés émergents au cœur des débats
Ahmed Kouchouk a par ailleurs participé à une table ronde consacrée aux marchés émergents, où il a affirmé que ces économies sont les plus durement touchées par les défis régionaux actuels, la hausse des prix de l’énergie et les perturbations des chaînes d’approvisionnement constituant le principal défi à l’échelle mondiale.
Il a plaidé pour des solutions innovantes dans la gestion de la dette des économies émergentes, capables de concilier viabilité et croissance, et a appelé à des mécanismes de financement plus équitables, à même d’attirer davantage d’investissements privés et de soutenir un développement durable.
Des chiffres qui parlent d’eux-mêmes
Lors d’un dialogue ouvert organisé par la banque RMB, le ministre a annoncé que le taux de croissance de l’économie égyptienne a atteint 5,3 % au cours du premier semestre de l’exercice financier en cours, porté par les secteurs de l’industrie, des technologies de l’information, du tourisme et de l’investissement privé.
Il a également précisé que l’excédent primaire a atteint 3,5 % du PIB, grâce à une progression des recettes fiscales de 29 %, et ce sans alourdissement de la pression fiscale sur les citoyens ni sur les entreprises — une performance qui traduit, selon lui, le succès des réformes structurelles engagées par le gouvernement.
Cap sur la compétitivité et le partenariat
En marge de rencontres organisées conjointement par Jefferies International et Société Générale, le ministre a mis en avant la coordination exemplaire entre les différentes institutions gouvernementales égyptiennes, gage de réactivité et de crédibilité vis-à-vis des marchés et des investisseurs.
Concluant son rapport au Dr Madbouli, Ahmed Kouchouk a réaffirmé la volonté du gouvernement de renforcer le « partenariat de confiance » avec le monde des affaires, à travers une série de facilités fiscales et douanières, tout en cherchant à élargir la base productive et exportatrice du pays. Il a notamment signalé que les investissements du secteur privé ont progressé de 42 % au premier trimestre de l’exercice en cours — un signe éloquent du dynamisme retrouvé de l’économie égyptienne.
« Nous sommes déterminés à approfondir notre coopération avec les institutions financières internationales pour bâtir une économie égyptienne toujours plus compétitive », a-t-il conclu.





