
Le Projet national de traduction est un projet adopté par le Conseil suprême de la culture en Egypte. Son objectif est de transférer vers l’arabe les publications modernes les plus importantes dans les domaines des sciences sociales, de la critique littéraire et artistique, des sciences humaines et de la culture scientifique ainsi que certaines œuvres de création qui constituent des repères dans la littérature.
Par: Soha Gaafar
Ces œuvres sont traduites à partir des langues originales dans lesquelles elles ont été écrites. Le Projet national de traduction a publié jusqu’à présent plus de trois mille publications, qui constituent un ajout important à la bibliothèque arabe. La gestion du projet est dirigée par Dr Jaber Asfour.
Ce projet de traduction vise à présenter diverses doctrines et tendances intellectuelles. Il a été adopté par le Conseil suprême de la culture du ministère de la Culture en Egypte. Il s’agit avant tout d’un projet de développement culturel basé sur les résultats positifs obtenus par des projets de traduction antérieurs. En Egypte, comme la « Série des Mille livres » et les expériences … Des autres dans les pays arabes, comme Dar Al-Awakening, Dar Al-Adab, Dar Owaidat, Dar Al-Mamoun et le Monde de la Connaissance et de la Créativité série au Koweït.

Ce qui distingue ce projet, c’est qu’il repose sur quelques principes, dont le plus important est de sortir des limites de l’eurocentrisme et de la domination des langues anglaise et française. C’est-à-dire l’ouverture à d’autres langues, en particulier aux langues orientales qui ont des liens historiques et culturels et des liens avec la langue arabe, comme le persan, le turc et l’ourdou.
En effet, le nombre de livres traduits du persan et liés à la culture iranienne atteint environ 60 livres, et 8 livres en turc. Quant à ce qui est lié aux cultures de l’Inde, de l’Afghanistan, du Pakistan, de l’Arménie, de l’Ouzbékistan, de la Chine et du Japon, le nombre de livres traduits du persan et liés à la culture iranienne atteint environ 60 livres, et 8 livres du turc. Le nombre d’ouvrages a atteint environ 30 livres, soit environ un dixième des publications, ce qui est un pourcentage certainement sans ambition, et qui témoigne de la rareté des traducteurs des langues orientales. Aussi, une des caractéristiques du projet est qu’il prend en compte la situation, l’équilibre dans la traduction entre les connaissances humaines, dans tous les domaines scientifiques, artistiques, intellectuels et créatifs, elle favorise également la traduction de tout ce qui fonde les idées de progrès, la présence de la science, la diffusion de la rationalité et l’encouragement de l’expérimentation dans un effort de recherche. Placer le lecteur au cœur de la créativité et des mouvements de pensée mondiaux, en plus de traduire les acquis cognitifs, devenus un cadre de référence dans la culture humaine contemporaine, le projet vise à préparer une nouvelle génération de traducteurs spécialisés à travers des ateliers, en coordination avec le Comité de traduction du Conseil suprême de la culture, ainsi que de rechercher avec toutes les capacités et expertises en matière de traduction, et de coordonner les efforts avec les institutions concernées par la traduction.
La communication culturelle entre les peuples au haut du pavé

Le Projet national de traduction est une initiative visant à développer l’industrie de la traduction en Egypte. Le projet vise à promouvoir la traduction dans divers domaines tels que la littérature, la science, la technologie, l’économie, la culture, etc. Il comprend la création de centres de traduction, la fourniture de cours de formation pour les traducteurs et le développement des outils et de la technologie utilisés dans le processus de traduction. Le projet vise également à améliorer la communication culturelle entre les peuples et à promouvoir la culture, la littérature et la connaissance de différentes langues. Là-dessous une collection de quelques livres qui figure sur la liste des livres traduits audit projet.
Par Marwa mourad
Critique de la modernité
Auteur : Alain Touraine

L’Occident a longtemps cru que la modernité était le triomphe de la Raison, la destruction des traditions, des appartenances, des croyances, la colonisation du vécu par le calcul.
Mais, aujourd’hui, toutes les catégories qui avaient été soumises à l’élite éclairée, travailleurs et colonisés, femmes et enfants, se sont révoltées et refusent d’appeler moderne un monde qui ne reconnaît pas à la fois leur expérience particulière et leur accès à l’universel. De sorte que ceux qui s’identifient à la raison apparaissent désormais comme les défenseurs d’un pouvoir arbitraire.
Il faut reconstruire la modernité, d’abord en revenant à ses origines. Dès le début, dès la rupture entre la Renaissance et la Réforme, elle a rompu l’unité du monde ancien, à la fois rationnel et sacré. Elle a chargé la raison de découvrir les lois du monde, et la conscience de faire apparaître un sujet qui n’était plus divin mais humain. Maintenant que le règne de la raison conquérante s’est achevé, renversé par Nietzsche et par Freud, mais aussi par la consommation de masse et les nationalismes, il faut écouter la voix du sujet, qui n’est pas introspection mais lutte pour la liberté contre la logique de la marchandise et du pouvoir, qui est la volonté de l’individu et du groupe d’être acteurs de leur vie, mais aussi mémoire et appartenance.
La Feuille Rouge
Auteurs : Miguel Delibes, Maurice-Edgar Coindreau

Dans la grisaille d’une existence monotone un drame éclate: le fiancé de Desi égorge une femme qui avait insulté sa mère. L’auteur nous laisse entendre aux dernières lignes de ce roman que Don Eloy et sa petite bonne, unissant leurs deux solitudes, s’attacheront par des liens plus durables que ceux de maître à serviteur.
Sciences humaines et philosophie
Auteur : Lucien GOLDMANN

Depuis le déclin de l’Église et le renversement de l’ordre féodal, la transformation de la nature par l’homme guidé par les sciences exactes est bien acceptée. En revanche, l’on dénie toujours à l’homme la possibilité de la transformation de la société guidée par la connaissance de la vie sociale. L’émergence d’une telle conscience possible est en effet entravée par le dévoiement néopositiviste organisé dans les « sciences humaines » elles-mêmes, qui interdiront au niveau social l’unité de la pensée et de l’action, en imposant des instruments épistémologiques déformés. Car l’analyse adéquate des antagonismes de classe contemporains pourrait avoir des conséquences désastreuses pour les intérêts des classes exploiteuses. Pour Lucien Goldmann, considérer la communauté humaine comme un objet d’étude, coupé, isolé de toute transformation est déjà le fourvoiement épistémologique fondamental de ces sciences. De là leurs autres distorsions dériveront plus ou moins nécessairement: et notamment en plaquant dessus directement et indûment la méthodologie des sciences dures. Pour ce qui est de la connaissance de la vie sociale par le sujet, l’unité de la pensée et de l’action exige d’être totale : il ne peut y avoir en ce domaine de conscience vraie et partielle en même temps, contrairement au domaine des sciences exactes.
Lettre sur la tolerance:
Auteur : John Locke
Traduction : Jean Le Clerc (French Edition)

La Lettre sur la tolérance est un essai du philosophe anglais John Locke, publié pour la première fois en 1689. Il fut publié, sans nom d’auteur, en latin, et traduit immédiatement dans plusieurs langues.
Cette « lettre » est adressée à un « monsieur », en fait l’ami proche de John Locke, Philipp van Limborch, qui la publia sans son autorisation. Locke y défend un nouveau rapport entre religion et gouvernement. Un des fondateurs de l’empirisme, Locke développe une philosophie contraire à celle exprimée par Thomas Hobbes dans son livre Leviathan, en particulier car il défend la tolérance religieuse pour certaines confessions chrétiennes. Sa lettre fut publiée dans un contexte où règne la peur que le catholicisme puisse s’imposer en Angleterre; la tolérance est la réponse que Locke propose au problème religieux.
À l’inverse de Hobbes qui considérait qu’avoir une unique religion était une condition nécessaire pour une société efficace, Locke considère que la multiplicité des religions est un moyen de prévenir les troubles dans la société. Il considère ainsi que les troubles dans la société naissent de la volonté étatique d’empêcher l’exercice de différentes religions, là où il serait préférable de les tolérer. Par là, Locke entend distinguer « ce qui regarde le gouvernement civil, de ce qui appartient à la religion, et de marquer les justes bornes qui séparent les droits de l’un et ceux de l’autre ». Il considère que le gouvernement et l’Église remplissent des fonctions différentes et ne doivent donc pas être mélangés.





