Au bout de la rue Al-Gomhouria, dans le quartier de Ramsès, se dresse le sabil et kuttab d’« Oum Mohamed Ali le Jeune », face à la Mosquée Al-Fath. Ce monument a été édifié par Zeiba Qadarin, connue comme la mère de Mohamed Ali le Jeune, fils de Mohamed Ali Pacha.
À la mort de son fils, la mère endeuillée décida de construire un sabil portant son nom, afin qu’il soit « miséricorde et lumière » pour son âme, selon la page « Ahl Masr Zaman » sur Facebook.
Le sabil et le kuttab qui le surmontent se composent de deux façades. La principale, située au nord-ouest, donne sur la rue Al-Gomhouria. Elle comprend trois niches verticales. La première abrite une porte à un seul battant en bois, ornée de motifs végétaux et géométriques. De part et d’autre de l’entrée figurent deux médaillons circulaires en plâtre décoré de motifs floraux, surmontés d’une bande calligraphique portant le verset :
« Ô Yahya, tiens fermement le Livre. Et Nous lui avons donné la sagesse alors qu’il était enfant. »

Au deuxième étage, une galerie en bois s’ouvre sur trois fenêtres cintrées en arcs en plein cintre. Au-dessus, une plaque fondatrice en langue turque, composée de huit lignes, a été traduite comme suit :
« La belle houri du Paradis abreuvera la mère du gouverneur d’Égypte, Mohamed Ali Pacha, de l’eau du Kawthar. »
La mère de Mohamed Ali fit également graver le nom de son fils sur les murs du sabil, en témoignage de reconnaissance pour sa piété et sa bienveillance. Elle espérait ainsi bénéficier, à ses côtés, de prières et de bénédictions abondantes :
« Ô notre Seigneur, inspire à l’âme de Mohamed Ali la droiture et la sagesse, accepte de lui toutes les œuvres de bien qu’il a accomplies et accorde-lui la plus généreuse des récompenses. »





