
Le mois de mars est entièrement le mois de la femme. A l’occasion des Journées organisées en faveur d’Eve, un symposium pour marquer la Journée internationale de la Femme 2023 s’est tenu au Caire. C’est le premier du genre dépendant de la société El Dau pour le développement.
Une exposition féminine à laquelle ont participé 19 plasticiennes-17 égyptiennes et deux étrangères- de différentes écoles artistiques. A savoir : Aliaa El Guereidy, Alia Eissa, Aya Tarek, Aya El Fallah, Aya Moustafa, Amina Yéhia, Amani Moussa, Nesrine Hassan Iman Hussein et Iman Abdou, Fatma Abou Douma, Ghada Embarek, lia Manatis, Mariam Hathout, Marianne Becjara, Pensée Ahmed, Rania Aboul Azm et la célèbre Chérine El Baroudi.
« La coordinatrice de l’exposition est la créatrice Malak Chenouda. Une ambiance de gaieté et de joie a régné au symposium célébrant ainsi la Journée internationale de la Femme. Le rôle des artistes égyptiennes et de l’art a été très apprécié » nous explique l’artiste Chérine El Baroudi

Elle explique qu’elle est vraiment fière de participer à cet événement artistique et d’être parmi cette pléiade d’artistes distinguées. Elle fait savoir que parmi les participantes, figurait Aliaa El Guereidy, l’une des icônes actuelles de l’art féministe. Ce qui donne à l’événement un caractère et une importance particulière. Elle est connue par ses photographes mais cette fois-ci, elle applique une technique différente : l’utilisation de tissu, d’aiguilles et de fil pour une nouvelle aventure de formage avec des matériaux traditionnels dans une forme et un concept contemporains.
Quant à Chérine El Baroudi, son style se distingue par la création de cartes qui représentent le monde qui nous entoure dans une vision abstraite et expressive. Cette méthode s’inspire de son association avec la cartographie et la géographie. Sa caractéristique la plus importante est la création de cartes qui n’existent pas dans la réalité. Dans chaque œuvre, on retrouve chaque tableau comme si on était devant une carte unique en son genre qui exprime un état particulier des couleurs et des éléments et les concepts qu’elle porte dans la forme de couches dans lesquelles elle présente sa propre philosophie et notre relation avec la terre et l’univers.
Lors du symposium, on trouve des jeunes artistes qui représentent de nouvelles idées et de nouveaux concepts. Chaque jour 3 artistes montent sur le podium pour parler de leurs expériences artistiques et de l’intégralité de leurs œuvres.



« Bien que nous nous connaissons très bien, personne ne s’enfonçait dans l’expérience artistique de l’autre. Donc, le symposium a été une rare occasion pour mieux se découvrir et se connaître. »
Chérine explique qu’elle est fière de son expérience artistique riche et haute en couleurs et des célébrations organisées en faveur de la femme. Coïncidant avec la Journée internationale de la Femme, elle a même participé à l’exposition des couches de convivialité dans sa deuxième édition au siège de Qaitbay dans le désert des Mamelouks. Chérine est une chercheuse préoccupée par l’ère mamelouke en raison de sa richesse en mode, de sa force et de la distinction de la science, des arts décoratifs et de la conception de bijoux. Ce fut une époque florissante dans plus d’un domaine. Ainsi, Chérine Al-Baroudi suit son imagination en traitant avec le dialogue des civilisations avec une vision expressive de tout ce qui est visible dans l’environnement de la culture de la société dans laquelle nous vivons, à travers des images de vocabulaire historique et des textes visuels lus et non lus.


Lors du symposium, différentes techniques ont été utilisées comme le cyanotype, la mosaïque de l’artiste alexandrine Nesrine Hassan. Donc, variété, nouvelles relations humaines ainsi que de beaux tableaux, un trio formidable. Des couleurs incitant à l’optimisme étaient partout au symposium. Le bleu était la couleur prédominante sur le symposium symbolisant la mer et le ciel. D’autres couleurs étaient tout de même présentes avec force comme le rouge avec sa vivacité et sa chaleur, l’orange représentant la joie et le vert symbolisant l’amour de la vie.
Il est à noter que l’association El Dau pour le développement s’intéresse beaucoup à présenter l’art local aux touristes comme on l’a vu lors du walk d’El Dau à Hurghada, le centre idéal chargé d’héberger les activités artistiques et culturelles. Elle juge important de lier les créateurs aux initiatives et aux projets artistiques.





