Le tarbouche d’Auguste Mariette Pacha s’est amusé lors d’une soirée haute en couleur et en saveur au rythme de l’opéra Aïda de Verdi à l’Institut français d’Egypte (IFE) à Mounira au Caire. Il n’y a pas de secret. L’Institut – après des travaux de rénovation colossaux et la période de confinement – a décidé de reprendre ses activités culturelles avec force. Ainsi, pour commencer, l’IFE a décidé de célébrer le bicentenaire d’Auguste Mariette, le grandissime égyptologue ainsi que le 150ème anniversaire de l’opéra d’Aïda à laquelle il a participé par le choix des costumes et des décors.

A cette occasion, l’ambassadeur de France au Caire, Son Excellence Monsieur Marc Baréty, a fait une courte allocution dans laquelle il a mis en relief les relations franco- ainsi que l’apport des archéologues de renom dont Auguste Mariette et Jean-François Champollion.

De même, l’attaché Culture, livres, débats et idées, M. David Régnier a souligné que l’idée était de célébrer les deux anniversaires en même temps car Mariette a contribué à l’opéra Aïda en supervisant les costumes et les décors.
« Au cours des prochains jours, a-t-il ajouté, une programmation spéciale autour du bicentenaire d’Auguste Mariette et du cent-cinquantenaire de la création de l’opéra Aïda de Giuseppi Verdi au Caire se tiendra. C’est d’ailleurs à cette occasion que l’IFE a décidé de mettre en lumière les liens parf o i s méconnus entre le g r a n d égyptologue A u g u s t e Mariette et l’opéra le plus emblématique de l’Egypte, Aïda». Et Régnier d’indiquer que « l’Institut français d’Egypte a rassemblé une trentaine de reproductions de croquis et dessins de costumes de décors de la première représentation d’Aïda- donnée le 24 décembre 1871 au Caire. Ils sont réalisés par Mariette en personne ou visés par lui et montrent derrière l’égyptologue la précision de l’artiste et sa quête de rendre vrai cet opéra pharaonique ».

A noter qu’Aïda est le 6ème opéra le plus joué dans le monde chaque année.





