Le premier ministre Moustafa Madbouli a affirmé qu’un plan sur le développement et l’économie égyptienne jusqu’en 2030 pendant la période postérieure au Fond monétaire international (FMI) serait soumis au Conseil des ministres la semaine prochaine puis au débat social pendant deux mois afin d’être prêt avant la fin de 2025.
Ce plan s’appuie sur la vision Egypte 2030, les résultats du dialogue national, les propositions des experts de divers domaines et les stratégies d’action des secteurs porteurs de l’économie égyptienne (tels que l’industrie, l’agriculture, le tourisme et les TIC) et tient compte des objectifs économiques à réaliser dans la période à venir, a dit le PM, lors d’un point de presse à l’issue de la réunion du Conseil des ministres mercredi à New Alamein.
Répondant à certains qui se demandent si l’économie progresse ou non et si les chiffres réalisés sont liés ou non au FMI, Madbouli a indiqué que ces propos étaient imprécis, car le programme de réforme économique avait été adopté et appliqué par l’Etat égyptien, évoquant les témoignages d’institutions internationales sur l’amélioration de la performance de l’économie égyptienne pendant la période passée.
En juillet par exemple, les ressources en dollars ont atteint un pic de 8,5 milliards de dollars, ces fonds proviennent de divers secteurs de l’Etat (et non de fonds spéculatifs), et des transferts d’argent des expatriés, a-t-il poursuivi.
Je vous rappelle que lorsque nous avions un problème dans la stabilité du cours du dollar, les envois de fonds des expatriés étaient au plus bas mais ils ont atteint plus de 3,6 milliards de dollars en juillet, à quoi viennent s’ajouter les recettes des exportations, du tourisme, de l’industrie et d’autres services, portant les réserves en dollars à 8,5 milliards de dollars, un chiffre record en un mois, a-t-il fait remarquer.
Les réserves de change ont totalisé 49 milliards de dollars et le taux d’inflation annuel a reculé en juillet à 13,1% contre 14,4% en juin, ce qui dénote une nette amélioration de la performance de l’économie, a-t-il renchéri, soulignant une baisse du déficit commercial de 25% pour s’établir à 11 milliards de dollars en 5 mois (de janvier à mai 2025), soit un très grand chiffre d’ailleurs.
Les seules provenances de devises étrangères affectées sont les recettes du Canal de Suez, en raison des conditions géopolitiques exceptionnelles, mais en revanche, les autres secteurs qui représentent des sources durables ont notoirement crû et enregistré des chiffres que l’économie égyptienne n’a pas connus depuis quelques temps, a-t-il dit.