La trajectoire économique de l’Egypte est sûre et stable et le gouvernement a préparé une stratégie flexible pour contenir les chocs internes et externes, basée sur des politiques équilibrées d’une manière qui contribue à avoir une plus grande capacité à faire face positivement aux répercussions des défis mondiaux qui ont entraîné des pressions sans précédent sur les budgets des États au moment où l’accès aux marchés internationaux est devenu plus difficile et coûteux, vu les politiques restrictives et les taux d’intérêt élevés, a déclaré vendredi le ministre des Finances, Dr Mohamed Maït, rapporte la MENA.
Stratégie de financement diversifiée
Le ministre s’exprimait lors d’une rencontre avec des représentants des “institutions internationales de notation” en marge des réunions de printemps du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (BM). “Nous avons une stratégie de financement diversifiée visant à multiplier les marchés et les outils de financement, et à attirer divers investisseurs d’une manière qui aide à réduire le coût de financement”, a-t-il dit. Le ministre a indiqué que le marché d’obligations gouvernementales avait connu une variété d’instruments de dette, y compris des “obligations vertes”, des “eurobonds”, des “samouraïs” et des “sukuk souverains”. Dr Maït a rappelé le lancement du “Document de politique de propriété de l’État”, qui ouvre de larges horizons aux investissements privés en Egypte, et le programme “offres initiales publiques (IPO)”, qui comprend 32 entreprises publiques qui seront introduites en Bourse d’ici le premier trimestre 2024. “Nous tenons à continuer les réformes structurelles prioritaires pour combler progressivement le déficit de financement et doubler les réserves au cours des quatre prochaines années. Le développement sans précédent en Egypte a mené à une augmentation du produit intérieur brut (PIB) d’environ 7 fois ces dernières années”, a-t-il ajouté. Le ministre des Finances a précisé que les investissements directs étrangers (IDE) avaient connu une augmentation remarquable de 98% au premier trimestre de l’exercice courant, et que la forte croissance du secteur des services avait conduit à une amélioration significative de la balance des paiements, tandis que les revenus du Canal de Suez ont enregistré un chiffre record d’environ 2,3 milliards de dollars, soit une hausse de 35% par rapport à l’année dernière. “Nous avons réalisé un excédent primaire d’environ 33,7 milliards de LE pour l’exercice courant contre 15,2 milliards de LE pour la même période de l’exercice précédent, et une augmentation des impôts de 18,9% grâce aux travaux de développement et de numérisation qui nous ont permis d’élargir la base fiscale et de réaliser la justice entre les concurrents”, a en outre affirmé Dr Maït.





