Voici les pays africains ayant les patrimoines culturels les plus riches
Défini comme l’ensemble des biens, matériels ou immatériels, ayant une importance artistique et/ou historique certaine, et qui appartiennent à un pays, le patrimoine culturel fait partie des traditions distinctives d’une nation ainsi que des critères qui permettent d’évaluer la contribution mondiale d’une nation, par opposition à ses prouesses économiques ou ses avancées technologiques.
Le classement d’USNEWS, qui a évalué 85 pays, est basé sur une variété de critères, dont l’histoire, l’accessibilité au patrimoine matériel et immatériel, le nombre de sites historiques et les zones d’attractions culturelles et géographiques. Au niveau mondial, l’Italie occupe la première place, devant la Grèce, l’Espagne, la France et le Mexique. En Afrique, c’est l’Egypte, avec un score de 82,0 points/100 (6e rang mondial) qui truste le premier rang. Constituant une des plus anciennes et des plus grandes civilisations du monde, l’Egypte est le pays des pharaons, qui ont bâti une civilisation exceptionnelle dont certains pans n’ont toujours pas été totalement explorés. Son emplacement en a fait aussi un creuset culturel et commercial. Loin derrière le pays des pharaons, vient le Maroc, 2e pays le plus riche en matière de patrimoine culturel au niveau du continent, avec un score de 55,8 points/100 le classant au 16e rang mondial. Le Maroc est considéré comme un royaume possédant un mélange unique d’influences culturelles arabes, berbères, africaines et européennes. Derrière ces deux pays du nord du continent, arrive l’Afrique du Sud, qui se classe au 23e rang mondial avec un score de 45,1 points/100. Les autres pays africains classés sont : la Tunisie (51e), le Kenya (54e), l’Algérie (69e), le Ghana (73e), la Zambie (78e) et le Cameroun (80e). Le Progrès Egyptien vous invite à jeter un coup d’œil sur quelques figures du patrimoine égyptien. Suivez…
Le théâtre d’ombre Karaköz
Cette tradition, qui avait fait son apparition dans le monde arabe au XIIe siècle, a peut-être déjà disparu. Les figurines, de cuir ou de carton, mesurent une vingtaine de cm de hauteur et sont soutenues par des tiges plantées horizontalement dans leurs articulations. Elles sont translucides et peintes avec des pigments naturels. Il s’agitlà d’un projet d’urgence à monter avec les pays voisins, où ce théâtre d’ombre est en déclin total.
La lanterne du Ramadan
La lanterne du Ramadan figure parmi les éléments du patrimoine associés à la célébration annuelle du mois de Ramadan. De formes et de tailles variées, la lanterne est faite de plaques de verre coloré et de fer blanc. Elle éclaire au moyen d’une bougie placée à l’intérieur ou, dans le cas des lanternes de grande taille, de l’électricité. La lanterne est également liée aux enfants, qui la portent lorsqu’ils défilent dans les rues en chantant des chansons folkloriques à l’occasion du Ramadan. De nos jours, la lanterne sert à décorer et à illuminer les rues pendant les nuits du mois de Ramadan.
La clarinette en bambou (Al Arghool)
La clarinette en bambou est un instrument à vent utilisé dans la musique folklorique égyptienne. Elle se compose de deux tuyaux de bambou attachés l’un à l’autre ; le premier est percé de six trous, le second est plus long que le premier. Le chanteur peut fixer des tuyaux supplémentaires si nécessaire. La taille de la clarinette en bambou varie donc de 50 cm à 2 m. Toutefois, l’usage des longues clarinettes chez les chanteurs folkloriques est en recul. Pour jouer de cet instrument, on souffle dans une anche adaptée à la partie supérieure des deux tuyaux. La clarinette accompagne de nombreuses chansons folkloriques, dont la plus célèbre est la ronde.
Angareb (Al-Angareeb)
Un angareb est un lit fabriqué en branches de palmier brut posées sur une structure en bois et attachées à l’aide de lanières en cuir. La fabrication de ce lit constituait un savoir-faire très répandu à Nouba il y a bien longtemps, de même que dans l’Ancienne Égypte. En raison de la raréfaction des palmiers à Nasr el Nouba et d’une activité agricole beaucoup plus faible que dans la vieille ville, ce savoir-faire s’éteint et seules les personnes âgées sont désireuses de le faire revivre, en dépit de toutes les difficultés qu’elles risquent de rencontrer.
La danse des bâtons Tahtîb
Cette pratique traditionnelle est malaisée à classifier : il s’agit, selon les intéressés, d’un art martial, d’une danse ou d’un jeu. Il s’agit d’une danse collective dont les participants sont munis de bâtons : un groupe d’« assaillants » se livre, symboliquement (les mouvements ont d’une ampleur bien supérieure à ceux d’un vrai combat) à l’attaque d’« assaillis », lesquels tentent tour à tour de parer, d’esquiver, de porter un coup décisif à l’adversaire. Cette pratique, qui se déroule en plein air, est accompagnée par un ensemble de musiciens où dominent les mizmâr (hautbois), groupés généralement par trois, une timbale dite naqrazân portée sur poitrine et un tabla (tambour en forme de calice). Les mouvements peuvent être précédés ou suivis d’une chorégraphie dont la figure principale est le moulinet.









