Le ministre de l’Investissement et du Commerce extérieur, Dr Mohamed Farid Saleh, et le Dr Ahmed Rostom, ministre de la Planification et du Développement économique, ont participé à une table ronde de haut niveau organisée par le « Middle East Strategy Lab » au siège de l’Atlantic Council. Ceci, en marge des réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale à Washington.
La session a passé en revue les perspectives macroéconomiques de l’Égypte, mettant l’accent sur les politiques budgétaires et monétaires adoptées face aux défis mondiaux, ainsi que sur les efforts gouvernementaux pour attirer les capitaux étrangers.
Modernisation du climat des affaires et numérisation
Le Dr Mohamed Farid Saleh a exposé, selon Al-Borsa, les opportunités prometteuses du marché égyptien, portées par des réformes réglementaires visant à simplifier les procédures et à réduire les coûts opérationnels. Il a révélé un plan ambitieux visant à étendre les zones d’investissement et les cités industrielles ; passer de l’assemblage à la « fabrication intégrale » pour augmenter la valeur ajoutée locale ; accélérer la transformation numérique via des plateformes interactives offrant des données transparentes aux investisseurs ; activer une interconnexion globale entre les autorités de l’investissement, de la surveillance financière, la Bourse et Misr pour le Règlement et le Dépôt (MCDR) afin d’automatiser l’intégralité du cycle de vie de l’investissement.
Le ministre a également souligné l’adoption des solutions TradeTech pour optimiser les chaînes d’approvisionnement dans des secteurs clés comme les énergies renouvelables et les services financiers.
Stabilité macroéconomique et rôle du secteur privé
De son côté, le Dr Ahmed Rostom a jeté la lumière sur les efforts pour stabiliser l’économie malgré les pressions régionales. Il a précisé que la Banque Centrale d’Égypte a entamé un cycle d’assouplissement monétaire pour stimuler la croissance et contenir l’inflation.
Les points clés de son intervention ont porté sur la gestion de la dette et des mesures strictes pour contrôler la dette publique et améliorer l’efficacité des dépenses ; la gouvernance des investissements publics notamment le fait de prioriser les projets stratégiques pour laisser davantage d’espace au secteur privé ; la vision d’Égypte 2030 et les réformes législatives pour garantir une croissance inclusive et durable.





