La République Arabe d’Égypte a condamné avec la plus grande fermeté l’incursion terrestre israélienne dans le sud du Liban, la qualifiant de violation flagrante de la souveraineté libanaise et de rupture grave du droit international et de la Charte des Nations Unies.
Dans un communiqué publié ce mardi par le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Égyptiensàl’étranger, l’Égypte a affirmé sa solidarité totale avec l’État libanais frère dans ces circonstances critiques.
Le Caire a réitéré son rejet catégorique de toute atteinte à la souveraineté du Liban ou à l’intégrité de son territoire, réaffirmant sa position constante en faveur de l’unité et de la sécurité du pays.
L’Égypte a exigé le retrait immédiat des forces israéliennes de l’ensemble des territoires libanais et a appelé au respect total de la résolution 1701 du Conseil de sécurité dans toutes ses dispositions, sans sélectivité. L’Égypte a également appelé au renforcement des institutions étatiques libanaises, en particulier l’Armée libanaise, pour qu’elles puissent exercer pleinement leurs responsabilités et étendre la souveraineté de l’État.
Le communiqué a rappelé la position de principe de l’Égypte sur la nécessité d’un arrêt immédiat et global de toutes les opérations militaires israéliennes, incluant les incursions terrestres et les raids aériens ciblant Beyrouth et diverses régions. Le texte a également dénoncé les attaques contre les quartiers généraux et les forces de maintien de la paix de l’ONU (FINUL), qualifiées de violation flagrante des normes internationales.
L’Égypte a souligné que l’escalade de ces violations aggrave la crise humanitaire, accroît les souffrances des civils et entraîne le déplacement forcé de centaines de milliers de personnes.
Le Caire a exhorté la communauté internationale et le Conseil de sécurité à assumer leurs responsabilités et à intervenir de manière décisive pour faire pression sur Israël afin de stopper l’escalade; imposer un apaisement pour éviter une détérioration sécuritaire majeure ; épargner aux peuples de la région les conséquences d’un conflit généralisé aux issues imprévisibles.





