Le ministre de l’Industrie, Khaled Hachem, a affirmé que l’Egypte œuvre à la mise en œuvre d’une nouvelle vision industrielle visant à intégrer plus profondément l’industrie nationale dans les chaînes de valeur et d’approvisionnement mondiales, tout en renforçant la compétitivité internationale du secteur industriel grâce à l’innovation technologique et à l’autonomisation du secteur privé.
Le ministre s’exprimait lors d’une table ronde organisée à l’occasion du 50e anniversaire du partenariat entre l’Egypte et la Société financière internationale (IFC), en présence de plusieurs ministres, hauts responsables, représentants d’institutions financières internationales et acteurs du secteur privé.Khaled Hachem a indiqué que le ministère de l’Industrie venait d’achever la mise à jour de la stratégie industrielle nationale, qui cible plusieurs secteurs prioritaires selon des critères scientifiques précis.
Cette stratégie met l’accent sur l’attraction d’investissements associés au transfert de technologies et de savoir-faire industriels, et non uniquement à l’apport de capitaux. Il a souligné que le gouvernement cherche désormais à dépasser la simple logique de substitution aux importations pour privilégier une intégration plus poussée dans l’économie mondiale et les chaînes internationales de production, afin de consolider la position de l’Egypte comme plateforme industrielle régionale capable d’accéder aux marchés mondiaux.
Selon lui, les petites et moyennes entreprises constituent l’un des piliers majeurs de cette nouvelle stratégie industrielle, en tant que base essentielle pour bâtir un secteur industriel solide et durable.
Le ministère travaille ainsi à instaurer un environnement plus favorable aux PME et à simplifier les procédures et services industriels grâce à une transformation numérique effective fondée sur l’allégement des démarches administratives et la résolution des difficultés rencontrées par les investisseurs.
Khaled Hachem a également insisté sur le développement du capital humain, qu’il considère comme une priorité pour la prochaine phase, à travers l’amélioration de la qualité de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, ainsi que l’adaptation de leurs résultats aux besoins de l’industrie et aux exigences de la concurrence internationale.
Concernant la transition verte, le ministre a estimé que l’Egypte dispose d’une opportunité majeure pour devenir un centre régional des industries à faibles émissions, dans un contexte international marqué par les politiques de réduction des émissions de carbone et les nouvelles normes de fabrication verte. Il a souligné l’importance d’intégrer les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique et les technologies propres dans les différentes activités industrielles.





