Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Expatriés égyptiens, Badr Abdel Aati, a reçu jeudi un appel téléphonique de son homologue turc, Hakan Fidan, dans le cadre de la coordination régulière entre les deux pays sur les derniers développements régionaux d’intérêts communs.
L’appel téléphonique a porté sur l’évolution de la situation régionale et les efforts déployés pour apaiser les tensions. Les deux ministres ont souligné l’importance d’intensifier les efforts pour instaurer le calme et parvenir à des accords globaux et durables, gage de sécurité et de stabilité régionales.
L’entretien s’est aussi penché sur l’évolution de la cause palestinienne.
Abdel Aati et Fidan ont affirmé la nécessité de poursuivre la mise en œuvre du plan de paix du président américain pour la bande de Gaza et de contraindre Israël à respecter les exigences de la première phase et de la feuille de route pertinentes, afin de passer à la mise en œuvre des exigences de la deuxième phase, à la pérennisation du cessez-le-feu et à la poursuite du processus de paix et de stabilité, en plus de renouer avec le dialogue diplomatique et de réduire l’escalade militaire en cours dans la région.
Les factions palestiniennes ont répondu favorablement à la question du désarmement, et la balle est désormais dans le camp d’Israël, qui doit, à son tour, répondre aux efforts pour mettre en œuvre le plan du président américain, créant ainsi les conditions nécessaires à l’application des accords conclus, y compris le retrait des forces israéliennes de l’enclave palestinienne, l’acheminement de l’aide humanitaire, la levée des obstacles empêchant l’entrée du nombre convenu de camions (environ 600 par jour), le lancement des projets de relèvement rapide et de reconstruction, ainsi que le déploiement du Comité national palestinien, des forces de police palestiniennes et de la force internationale de maintien de la paix, ont-ils insisté.
Les deux ministres ont de même évoqué l’évolution dangereuse de la situation en Cisjordanie, mettant en garde contre la mise en œuvre par Israël du projet de colonisation E1 en Cisjordanie occupée, qui constitue une grave menace pour l’unité du territoire palestinien, en séparant Jérusalem-Est de son environnement palestinien et en compromettant la continuité géographique de la Cisjordanie, mettant ainsi en péril les perspectives d’établissement de l’État palestinien indépendant et viable, en violation flagrante du droit international et des résolutions de l’ONU.
Par ailleurs, les deux ministres se sont entretenus de l’évolution de la situation en Syrie, à la lumière des récentes attaques israéliennes sur le territoire syrien.





