Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Égyptiens à l’étranger, Dr Badr Abdel Aati, s’est entretenu, lundi 1er juin, avec le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères et de la Diaspora de la République du Kenya, Dr Musalia Mudavadi, en marge de la réunion ministérielle Corée–Afrique. Les discussions ont porté sur les moyens de renforcer les relations bilatérales ainsi que sur la coordination concernant les dossiers africains d’intérêt commun.
Dr Badr Abdel Aati a félicité son homologue kényan pour le succès de l’organisation du Sommet Afrique–France, exprimant le souhait de capitaliser sur les résultats de cette rencontre au service des intérêts du continent africain. Il a également souligné l’importance de poursuivre la dynamique créée par l’entretien entre le Président Abdel Fattah Al-Sissi et son homologue kényan, le Président William Ruto, afin de renforcer les relations bilatérales et d’élargir les domaines de coopération entre les deux pays.
Le ministre a insisté sur la nécessité de développer les investissements égyptiens et kényans dans les secteurs des infrastructures, de l’agriculture, de l’industrie pharmaceutique, de l’énergie, de la construction et des technologies de l’information, ainsi que d’accroître le volume des échanges commerciaux. Il a souligné l’importance de permettre aux entreprises égyptiennes de tirer parti des opportunités d’investissement offertes par le marché kényan, au regard de leur expertise reconnue, afin de soutenir les efforts de développement global du Kenya.
Dr Badr Abdel Aati a également mis en avant les perspectives de coopération dans le domaine de la gestion des ressources hydriques. Il a exprimé le souhait de voir le Kenya bénéficier du mécanisme de financement des projets des pays du bassin supérieur du Nil lancé par l’Égypte. Les discussions ont en outre porté sur les possibilités de coopération dans les domaines du transport maritime, de l’économie bleue et de l’exploitation des ressources naturelles et minières au sein des zones économiques exclusives.
Concernant la sécurité hydrique, le chef de la diplomatie égyptienne a souligné l’importance de la coopération et de l’intégration entre les pays riverains du Nil afin de garantir des bénéfices mutuels et des intérêts communs. Il a mis en avant la nécessité de préserver l’esprit de consensus et de fraternité pour rétablir l’inclusivité de l’Initiative du Bassin du Nil et de rejeter toute mesure unilatérale. Il a par ailleurs salué les évolutions positives enregistrées dans le cadre du processus de consultations visant à restaurer cette inclusivité conformément au droit international, dans l’intérêt de l’ensemble des États du bassin du Nil.





