Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Egyptiens à l’étrangers, Dr Badr Abdel Aati, s’est entretenu, aujourd’hui dimanche, avec son homologue érythréen, Osman Saleh, afin d’examiner les moyens de renforcer le partenariat stratégique entre les deux pays et de coordonner leurs positions sur les dossiers d’intérêt commun.
Le Dr Abdel Aati a souligné la solidité des relations historiques entre l’Egypte et l’Erythrée, réaffirmant le soutien du Caire à la souveraineté, à l’unité et à l’intégrité territoriale de l’État érythréen.
Le chef de la diplomatie égyptienne a salué les résultats de la récente visite au Caire du président érythréen Isaias Afwerki, estimant qu’elle avait contribué à donner un nouvel élan aux relations bilatérales. Il a également appelé à poursuivre la mise en œuvre des accords conclus à l’occasion de la visite du conseiller économique du président érythréen en Egypte en avril 2026, ainsi que de la mission effectuée en mai dernier à Asmara par le ministre égyptien des Affaires étrangères et le ministre des Transports, accompagnés d’une délégation d’hommes d’affaires. Cette visite avait notamment abouti à la signature d’un accord de coopération dans le domaine du transport maritime.
Le Dr Abdel Aati a, par ailleurs, exprimé le souhait de voir progresser les échanges commerciaux et les investissements conjoints, tout en encourageant une présence accrue du secteur privé égyptien sur le marché érythréen. Les deux parties ont identifié plusieurs secteurs prioritaires de coopération, notamment les industries minières, les infrastructures, le transport maritime, l’interconnexion et la modernisation des ports érythréens, l’industrie pharmaceutique, les ressources halieutiques, le logement ainsi que le renforcement des capacités à travers les programmes de formation proposés par l’Agence égyptienne de partenariat pour le développement.
S’agissant de la sécurité en mer Rouge, les deux ministres ont réaffirmé que la sécurité et la gouvernance de cet espace maritime relevaient exclusivement de la responsabilité des Etats riverains. Ils ont également rejeté toute tentative d’acteurs non riverains d’imposer des dispositifs sécuritaires ou d’étendre leur présence maritime en violation des principes du Droit international.





