L’Égypte mène une position euro-méditerranéenne historique



L’Égypte ramène Le Parlement parlementaire de l’Union pour la Méditerranée (AP-UpM) à sa mission essentielle : une plateforme de paix.
Mohamed Abou El-Enein reflète le rôle moteur de l’Égypte dans la construction d’un avenir plus stable pour la région.
Abou El-Enein réaffirme la position ferme de l’Égypte contre le déplacement forcé et avertit le monde d’une colère populaire débordante.
Dans un événement parlementaire sans précédent pour la région méditerranéenne, la ville de Charm el-Cheikh a accueilli, du 11 au 13 septembre, les réunions de l’AP-UpM sous la présidence du député Mohamed Abou El-Enein, vice-président du Parlement égyptien représentant son pays.
Pour la première fois dans l’histoire de l’AP-UpM, sous la présidence d’Abou El-Enein, l’Égypte a réussi à faire adopter une déclaration finale décisive condamnant l’agression israélienne contre Gaza, l’expansion des colonies en Cisjordanie et les violations de la souveraineté des États — une position historique inédite dans le contexte explosif du Moyen-Orient.
Abou El-Enein : Le déplacement est une ligne rouge, l’occupation est la racine du problème
Devant les délégations, Abou El-Enein a exposé avec franchise la situation à Gaza, soulignant que le cœur du problème palestinien est l’occupation, non les factions. Il a affirmé que toute tentative de déplacer les Palestiniens ou de liquider leur cause constitue une « ligne rouge » que l’Égypte ne laissera jamais franchir.
Il a déclaré : « Pas de déplacement, pas de liquidation, pas d’État palestinien en dehors des terres palestiniennes elles-mêmes », avertissant que la poursuite des violations israéliennes « attise une colère populaire immense dans la région, et en tant qu’Égyptien, je connais l’ampleur de la colère de mon peuple ».
Il a aussi démenti les allégations de fermeture du passage de Rafah, rappelant que l’Égypte n’a jamais fermé ses frontières et que c’est l’occupation qui entrave l’entrée de l’aide humanitaire. Il a précisé que Le Caire a fourni 70% de l’aide envoyée à Gaza et accueilli 13 500 blessés et accompagnateurs pour soins.
Citant les paroles du président Abdel Fattah Al-Sissi, Abou El-Enein a souligné que « la paix ne naît pas des bombardements, ne s’impose pas par la force et ne se réalise pas par une normalisation rejetée par les peuples ». Il a appelé à la justice et à l’équité comme fondement de tout règlement durable.
Il a également présenté le rapport de la commission des politiques de l’Parlement, décrivant les souffrances du peuple palestinien comme un véritable génocide.
Hanafi Gebali : Une plateforme de dialogue et une bouée de sauvetage
Lors de la séance inaugurale, le président du Parlement égyptien, Dr Hanafi Gebali, a affirmé que la présidence égyptienne de Le Parlementintervient à un moment critique exigeant un dialogue accru. Il a expliqué que le Parlement égyptien a confié cette mission à Abou El-Enein compte tenu de sa vaste expérience parlementaire internationale, espérant que l’AP-UpM soit « une bouée de sauvetage » pour les peuples de la Méditerranée.
Activités culturelles et patrimoniales
L’événement n’a pas été limité aux réunions formelles. Abou El-Enein a accompagné les délégations lors d’une croisière en mer Rouge pour découvrir la beauté naturelle de Charm el-Cheikh, suivie d’une visite au musée de la ville, abritant plus de 5 000 pièces archéologiques, et d’une visite spéciale au monastère Sainte-Catherine, symbole religieux et historique.
Une position unifiée et un élan inédit
Les réunions de Charm el-Cheikh ont connu une forte couverture diplomatique et médiatique, notamment grâce à la déclaration finale qui a exprimé une condamnation claire de l’occupation israélienne et de l’expansion des colonies, tout en appelant à un cessez-le-feu global et à une liberté d’action pour les organisations humanitaires.
La déclaration finale, considérée comme la plus marquante de l’histoire de l’AP-UpM, a réussi sous la direction d’Abou El-Enein à établir une position unifiée dénonçant clairement les crimes israéliens — bombardements, famine, siège et déplacement forcé — les qualifiant de violations répétées du droit international et humanitaire.
Elle a affirmé que la poursuite de l’occupation et de ses colonies compromet les perspectives de paix et aggrave la situation humanitaire, appelant à un accès sûr et libre pour les organisations humanitaires et rejetant toute pression diplomatique contre les États reconnaissant la Palestine.
Le bureau de Le Parlementa, pour sa part, insisté sur le rôle de la diplomatie parlementaire dans la prévention des conflits et la promotion de la stabilité, affirmant que la solution à deux États reste le seul cadre réaliste et équitable pour parvenir à une paix durable au Moyen-Orient.
L’Égypte ramène Le Parlementà sa mission essentielle
Avec cette position historique à Charm el-Cheikh, l’Égypte a redonné à Le Parlementparlementaire de l’UpM son rôle premier : une plateforme de dialogue, un levier pour la paix juste et une voix unifiée contre l’occupation, reflétant ainsi le leadership égyptien dans la construction d’un avenir régional plus stable.




