Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Egyptiens de l’étranger, Dr Badr Abdel Aati, a reçu le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Barham Saleh, afin d’examiner les moyens de renforcer la coopération bilatérale et d’échanger des vues sur les principales questions liées aux réfugiés. L’entretien s’est déroulé en présence de l’ambassadeur Salah Abdel Sadek, président de la Commission permanente des affaires des réfugiés.
Au cours de la rencontre, M. Abdel Aati a salué la qualité de la coopération entre l’Egypte et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), mettant en avant le rôle de l’organisation en tant que partenaire du ministère des Affaires étrangères dans la gestion de la plateforme commune consacrée aux migrations et à l’asile. Cette initiative vise notamment à faciliter l’accès des réfugiés et des migrants aux services de santé et d’éducation.
Le chef de la diplomatie égyptienne a également souligné que l’adoption de la loi sur l’asile des étrangers constitue une étape historique dans le renforcement du cadre législatif national relatif aux questions d’asile. Selon lui, ce texte représente la première loi nationale intégrée régissant le statut des réfugiés et des demandeurs d’asile en Egypte, en conformité avec les engagements régionaux et internationaux du pays.
M. Abdel Aati a précisé que le gouvernement égyptien avait veillé à maintenir une coordination étroite avec le HCR tout au long du processus d’élaboration de cette législation, afin d’assurer une transition harmonieuse entre le système de gestion de l’asile placé sous l’égide des Nations Unies et la nouvelle structure nationale.
Le ministre a par ailleurs évoqué les lourdes charges supportées par l’Egypte du fait de l’accueil d’un grand nombre de réfugiés, de demandeurs d’asile et de migrants. Il a rappelé que ces populations bénéficient des services essentiels dans les mêmes conditions que les citoyens égyptiens, conformément à une politique fondée sur la non-discrimination et le refus de créer des camps de réfugiés.
Cette approche, a-t-il souligné, engendre des coûts économiques croissants pour l’Etat. Il a néanmoins insisté sur la nécessité pour les réfugiés et les demandeurs d’asile de régulariser leur situation conformément aux lois et règlements nationaux en vigueur.





