Le ministre des Affaires étrangères et de l’Immigration, Dr Badr Abdel-Aati, a participé à une session d’urgence du Conseil de sécurité des Nations Unies consacrée à la situation en Palestine. Dans un discours passionné, le ministre a réaffirmé le soutien indéfectible de l’Égypte à la cause palestinienne et a appelé à une action internationale immédiate pour mettre fin à la crise humanitaire à Gaza.
Dr Abdel-Aati a dénoncé avec force la poursuite de l’agression israélienne malgré les appels internationaux répétés à la cessation des hostilités. Il a souligné que, nonobstant les efforts de médiation de l’Égypte, du Qatar et des États-Unis, ainsi que les nombreuses résolutions du Conseil de sécurité, Israël continue de cibler les civils palestiniens, utilisant la famine et le blocus comme armes de guerre.
Le ministre a condamné fermement l’occupation par Israël du côté palestinien du passage de Rafah, empêchant ainsi la distribution d’aide humanitaire dans la bande de Gaza. Il a qualifié la situation de “catastrophe humanitaire sans précédent” et a rejeté catégoriquement le ciblage des civils et l’expansion du conflit par Israël, notamment son agression contre le Liban.
L’Égypte a appelé le Conseil de sécurité à assumer ses responsabilités en prenant les mesures nécessaires pour mettre fin à la guerre en cours et obtenir un cessez-le-feu immédiat, global et permanent à Gaza et au Liban. Dr Abdel-Aati a insisté sur le fait qu’Israël, en tant que puissance occupante, porte la responsabilité principale de la situation à Gaza et dans la région.
Le ministre a présenté un plan d’action concret que l’Egypte souhaite voir mis en œuvre par le Conseil de sécurité. Ce plan comprend l’obligation pour Israël de cesser immédiatement le feu à Gaza, de mettre fin à l’escalade délibérée dans la région, y compris au Liban, et de se retirer complètement de la bande de Gaza, y compris du côté palestinien du passage de Rafah.
L’Egypte a également appelé à la mise en œuvre des décisions de la Cour internationale de Justice, au soutien total de l’Autorité nationale palestinienne, et à l’admission de la Palestine comme membre à part entière des Nations Unies sur la base des frontières de juin 1967.
En conclusion, Dr Abdel-Aati a réaffirmé l’engagement inébranlable de l’Égypte à œuvrer sans relâche pour mettre fin à la guerre, garantir un accès durable à l’aide humanitaire à Gaza, et soutenir la résistance palestinienne face aux tentatives de déplacement forcé. Il a souligné que le Conseil de sécurité a le pouvoir de faire la différence sur le terrain si la volonté politique est présente.
Cet appel ferme de l’Egypte au Conseil de sécurité démontre une fois de plus le rôle de premier plan du pays dans la défense des droits du peuple palestinien et son engagement indéfectible en faveur d’une paix juste et durable au Moyen-Orient.





