Dr Badr Abdel-Aati, ministre des Affaires étrangères, de l’Émigration et des Égyptiens à l’étranger, a réaffirmé, mardi 6 janvier 2026, le soutien total et sans équivoque de l’Égypte à l’unité, à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la République fédérale de Somalie. Cette déclaration a été faite lors d’une session du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, tenue en visioconférence à la demande de l’Égypte.
Dans son intervention, le chef de la diplomatie égyptienne a vivement dénoncé la reconnaissance unilatérale et illégale par Israël de ce qui est présenté comme la « région du Somaliland ». Il a qualifié cette démarche de violation flagrante de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la Somalie, soulignant qu’elle constitue une atteinte grave aux principes du droit international, à la Charte des Nations unies ainsi qu’à l’Acte constitutif de l’Union africaine. Selon lui, cette décision crée un précédent dangereux, susceptible de menacer la paix et la sécurité régionales et internationales.
Le Dr Abdel-Aati a insisté sur la nécessité d’une position africaine et internationale unifiée face à de telles initiatives unilatérales, appelant à ne pas garder le silence devant des actions qui visent à imposer de nouveaux faits politiques en dehors de tout cadre juridique reconnu. Il a souligné que l’unité et la souveraineté de la Somalie constituent un pilier essentiel de la stabilité de la Corne de l’Afrique et de la région de la mer Rouge.
Le ministre a également rappelé que l’Égypte rejette catégoriquement toute tentative de créer des entités parallèles ou d’imposer une nouvelle réalité politique par des moyens illégaux, avertissant des conséquences graves et des répercussions négatives que de telles démarches pourraient avoir sur la stabilité de la Somalie et de l’ensemble du continent africain. Il a tenu Israël pour pleinement responsable des conséquences découlant de cette décision, estimant qu’elle contribue à attiser les conflits et l’insécurité dans la région.
Dans le même contexte, le Dr Abdel-Aati a mis en lumière les efforts diplomatiques intensifs menés par l’Égypte à la suite de cette annonce, efforts qui ont abouti à l’adoption d’une déclaration transrégionale signée par 23 États et deux organisations internationales. Cette déclaration exprime une condamnation collective et sans ambiguïté de la reconnaissance présumée, réaffirme un soutien total et inconditionnel à la souveraineté et à l’unité de la Somalie, et appelle à l’adoption d’une position africaine commune rejetant cet acte et ses conséquences.
Il a en outre précisé que cette déclaration rejette fermement toute tentative de lier cette reconnaissance illégale à des projets visant le déplacement forcé du peuple palestinien hors de ses terres, soulignant que de tels plans sont totalement inacceptables et contraires au droit international et aux chartes des Nations unies et de l’Union africaine.
Réaffirmant l’engagement constant de l’Égypte en faveur de la sécurité et de la stabilité de la Somalie, le ministre a rappelé la participation égyptienne à la Mission de l’Union africaine pour le soutien et la stabilisation en Somalie, considérant que la stabilité de ce pays est indissociable de celle de la Corne de l’Afrique et de la sécurité de la navigation en mer Rouge.
Enfin, le Dr Badr Abdel-Aati a appelé le Conseil de paix et de sécurité à adopter une position ferme et unifiée condamnant la reconnaissance du prétendu Somaliland, exhortant l’ensemble des États membres de l’Union africaine à rejeter toute mesure découlant de cette décision et à réaffirmer leur soutien plein et entier à la souveraineté, à l’unité et à l’intégrité territoriale de la République fédérale de Somalie.





