La République Arabe d’Égypte a exprimé ses regrets face à l’opportunité manquée pour la communauté internationale de réaffirmer son engagement envers la mise en œuvre des objectifs du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP).
Ce constat intervient à l’issue des travaux de la 11ème Conférence d’examen du TNP, qui s’est tenue du 27 avril au 22 mai 2026 à New York, et qui s’est clôturée sans parvenir à un consensus sur un document final.
Ce résultat survient malgré les efforts acharnés des États participants et les démarches entreprises par le président de la conférence pour rapprocher les points de vue et sceller un accord.
Dans ce contexte, l’Égypte a réaffirmé la validité continue des conclusions des précédentes conférences d’examen. En chef de file figure la résolution portant sur la création d’une zone exempte d’armes nucléaires et d’autres armes de destruction massive au Moyen-Orient, adoptée lors de la Conférence de prorogation et d’examen du traité en 1995, en tant que pilier central de l’accord ayant permis la prorogation indéfinie du traité.
L’Égypte continue d’exiger des États dotés d’armes nucléaires qu’ils prennent des mesures pratiques et sérieuses pour honorer leurs obligations de désarmement nucléaire en vertu du traité, affirme un communiqué publié par le ministère des Affaires étrangères.
En effet, l’application du TNP demeurera incomplète tant que ce noble objectif n’aura pas été atteint, seul garant pour épargner aux peuples les conséquences humanitaires et environnementales catastrophiques liées à l’utilisation des armes nucléaires.
Dans le communiqué, l’Égypte réaffirme la nécessité de respecter le droit inhérent et inaliénable des États parties au traité à l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire dans divers domaines de développement, et ce, en coopération avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).





