Par: Alia Abou El-Ezz
Le ministère de l’Agriculture poursuit ses efforts pour développer l’industrie de la soie naturelle en Égypte, en lançant un programme de formation dans le gouvernorat de Sharkia.
L’Institut de recherche sur la protection des végétaux, affilié au Centre de recherche agricole du ministère de l’Agriculture et de la Réhabilitation des terres, a organisé un programme de formation intitulé : « Relancer l’industrie de la soie : un développement durable grâce aux mains des Égyptiens ». Ce programme vise à former et à qualifier les travailleurs du projet agricole d’Al-Salihiya, dans le gouvernorat de Sharkia.
Formation à Sharkia
Le Dr Ahmed Abdel-Majeed, directeur de l’Institut, a précisé que cette initiative s’inscrit dans le cadre des orientations nationales visant à développer et à localiser l’industrie de la soie naturelle en Égypte. Elle s’aligne également sur les directives du ministre de l’Agriculture et de la Réhabilitation des terres, M. Alaa Farouk, qui appelle à l’élaboration d’un plan de soutien afin de renforcer ce secteur stratégique.
De son côté, le Dr Adel Abdel Azim, président du Centre de recherche agricole, a donné instruction de fournir un appui sur le terrain et d’élargir le champ de la formation pour inclure diverses catégories de stagiaires dans tous les gouvernorats, dans une optique d’autonomisation économique et sociale.
Le Dr Abdel-Majeed a souligné que la production de soie naturelle représente un projet économique prometteur, offrant de vastes opportunités d’emplois durables dans les zones rurales. Ce projet contribue en outre à soutenir les petites et moyennes industries et à valoriser les produits agricoles locaux. Il réduit la dépendance aux importations, ouvre de nouvelles perspectives pour les exportations et s’inscrit dans la dynamique de l’économie verte en Égypte.
Le programme de formation porte sur plusieurs volets pratiques et techniques, notamment :
• la plantation, l’entretien et la taille des mûriers, principale source d’alimentation des vers à soie.
• les méthodes modernes d’élevage garantissant une production de feuilles de haute qualité.
• les étapes de croissance des vers à soie, de la jeunesse à la nymphose.
• la collecte, le séchage et la conservation des cocons pour assurer leur qualité et la pérennité de la production.
Le programme aborde également la prévention et le traitement des maladies touchant les vers à soie, afin de garantir un environnement de production sûr et de réduire les pertes.
L’Institut met en œuvre ces formations dans l’ensemble des gouvernorats, en particulier dans les zones rurales à fort potentiel. Il collabore avec diverses institutions et entreprises locales pour faciliter l’organisation des cours et attirer des participants, contribuant ainsi au projet national de relocalisation de l’industrie de la soie naturelle et au développement agricole durable.
Le Dr Abdel-Majeed a enfin souligné que l’Institut joue un rôle scientifique et technique central dans ce projet, en préparant une main-d’œuvre qualifiée et compétente, capable de renforcer l’économie locale et de consolider la position de l’Égypte dans la production de soie naturelle, tant au niveau régional qu’international.
Al Wadi Al-Gadid : Création du premier centre national de production de soie naturelle
En parallèle, le gouvernorat d’Al Wadi Al-Gadid s’apprête à lancer le premier centre national dédié à la production de soie naturelle, en collaboration avec le ministère du Développement local et le ministère de l’Agriculture. Le projet pilote, actuellement en phase finale de préparation, sera implanté dans la ville de Kharga.
Caractéristiques du projet :
• superficie : 250 acres
Infrastructures principales :
• une serre pour l’élevage des vers à soie,
• un complexe de transformation des cocons,
• une ligne intégrée de production de soie,
• des stations modernes de topographie et d’irrigation.
Objectifs stratégiques :
• atteindre l’autosuffisance nationale en soie naturelle,
• créer des opportunités d’emploi pour les jeunes du gouvernorat,
• reproduire ce modèle pilote dans d’autres gouvernorats.





