Le ministre des Affaires étrangères et le président du Conseil d’État assistent à la signature d’un mémorandum d’entente entre l’Agence égyptienne de partenariat pour le développement et l’Union des Conseils d’État et des Hautes Juridictions administratives africaines
Le Dr Badr Abdel Aati, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Égyptiens à l’étranger, et le conseiller Mahmoud Ibrahim Abou El-Dahab, président du Conseil d’État, ont assisté, ce dimanche 12 juillet, à la cérémonie de signature d’un mémorandum d’entente entre l’Agence égyptienne de partenariat pour le développement (EAPD) et l’Union des Conseils d’État et des Hautes Juridictions administratives africaines. La cérémonie s’est tenue au palais de la princesse Fawqiya, siège historique du Conseil d’État égyptien, en présence du conseiller Nasser Abdel Kader, vice-président et secrétaire général du Conseil d’État, ainsi que de l’ambassadrice Nermeen El-Zawahry, secrétaire générale de l’EAPD et assistante du ministre des Affaires étrangères.
Dans son allocution, le ministre Abdel Aati a souligné que la signature de ce mémorandum reflète la volonté des institutions égyptiennes d’unir leurs efforts en faveur de l’action africaine commune. Il a rappelé que l’Égypte considère le renforcement des capacités institutionnelles, l’échange d’expertises et la valorisation des compétences nationales comme des piliers essentiels du développement durable, de la bonne gouvernance et de la stabilité sur le continent africain.
Le ministre a également indiqué que la politique étrangère égyptienne repose sur le respect du droit international, de la souveraineté des États, du rôle des institutions nationales et du multilatéralisme, tout en tenant compte de la diversité des systèmes juridiques et des traditions judiciaires. Selon lui, ce mémorandum constitue une étape importante pour développer la coopération judiciaire et administrative entre les pays africains, favoriser les échanges d’expériences juridiques et renforcer l’État de droit ainsi que l’efficacité des institutions nationales, au service des Objectifs de développement durable et de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.
M. Abdel Aati a ajouté que cette initiative s’inscrit dans la stratégie de l’État égyptien visant à renforcer les capacités des pays africains par l’intermédiaire de l’Agence égyptienne de partenariat pour le développement, qui poursuit la mise en œuvre de programmes de formation et d’assistance technique répondant aux priorités des États africains, dans un esprit de partenariat, de respect mutuel, d’intérêts communs et de coopération Sud-Sud.
Il a également souligné que le choix du Conseil d’État égyptien comme partenaire de cette coopération témoigne de la réputation dont jouit cette institution dans le domaine de la justice administrative et de son expertise reconnue, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives pour approfondir la coopération judiciaire et juridique entre l’Égypte et les pays africains.
En conclusion, le ministre a affirmé que ce mémorandum offrira un cadre opérationnel pour lancer des programmes conjoints de formation, de renforcement des capacités et d’échange d’expertises avec les partenaires africains, réaffirmant ainsi l’engagement de l’Égypte en faveur du soutien aux institutions nationales africaines, de la consolidation de la justice et de l’État de droit, ainsi que de la promotion de la paix, de la stabilité et du développement durable sur le continent.
Pour sa part, le conseiller Mahmoud Ibrahim Abou El-Dahab a mis en avant le rôle central de l’Égypte dans le soutien à la coopération judiciaire africaine, fondé sur la conviction que le renforcement des capacités institutionnelles et le partage des expériences constituent des leviers essentiels du développement du continent. Il a salué les efforts de l’Union des Conseils d’État et des Hautes Juridictions administratives africaines pour promouvoir l’État de droit et consolider les principes de la justice administrative.
Le président du Conseil d’État a estimé que la signature de ce protocole de coopération avec l’Agence égyptienne de partenariat pour le développement représente une nouvelle étape vers un approfondissement de la coopération africaine dans les domaines de la formation et du renforcement des capacités, au service du développement durable et de l’intégration continentale.
Il a enfin rappelé que l’Union des Conseils d’État et des Hautes Juridictions administratives africaines a été créée en 2022 en application de l’initiative lancée par le président Abdel Fattah Al-Sissi lors de la présidence égyptienne de l’Union africaine en 2019. Cette initiative visait à établir un cadre institutionnel réunissant les juridictions administratives africaines afin de promouvoir la coopération, l’échange d’expériences, le renforcement des capacités et la coordination des positions sur les questions juridiques et administratives d’intérêt commun. Il a également rappelé que l’Égypte a été choisie pour accueillir le siège permanent de cette Union.




