Au cours de l’année hydrologique 2025-2026, le ministère des Ressources en eau et de l’Irrigation a poursuivi la mise en œuvre d’un programme intégré visant à développer les différents secteurs du ministère, avec un accent particulier sur l’amélioration de l’efficacité de la gestion du système hydrique, le recours accru aux technologies modernes, le développement des performances institutionnelles et le renforcement de la présence de l’Égypte aux niveaux régional et international sur les différentes questions liées à l’eau.
Le 1er août 2026 marque le début de la nouvelle année hydrologique 2026-2027. Dans ce cadre, le ministère poursuit la mise en œuvre des orientations du président Abdel Fattah Al-Sissi visant à renforcer la sécurité hydrique de l’Égypte, à améliorer l’efficacité de la gestion des ressources en eau et à soutenir les efforts de l’État en faveur du développement durable.
Au cours des derniers mois, le ministère a intensifié ses préparatifs en prévision de la période de pointe des besoins en eau, correspondant à la saison estivale, afin d’assurer une distribution et une gestion des ressources hydriques avec le plus haut niveau d’efficacité et de garantir les besoins en eau de l’ensemble des secteurs, tout en préservant la stabilité du système hydrique.
Ces efforts ont notamment porté sur le suivi des apports du Nil et des débits d’eau, ainsi que sur l’évaluation de l’état de préparation de toutes les directions centrales et des services du ministère dans les différents gouvernorats. Cette démarche vise à garantir une réaction rapide face à tout développement susceptible d’affecter l’efficacité de la gestion de l’eau.
Le ministère a également poursuivi les programmes de curage et d’entretien des canaux et des drains, ainsi que le suivi des opérations d’exploitation et de maintenance des stations de pompage et des ouvrages hydrauliques, afin de s’assurer de leur pleine disponibilité et de leur fonctionnement à leur meilleur niveau de performance.
Grâce à ces efforts, plusieurs situations critiques ont pu être résolues durant la période de pointe des besoins en eau, notamment au niveau des stations de Wadi Al-Naqra à Kom Ombo, dans le gouvernorat d’Assouan, ainsi que des canaux de Suez et de Port-Saïd et du canal d’Al-Nasr. Ces résultats ont été rendus possibles par le suivi continu assuré par les équipes du ministère et par les nombreuses mesures mises en œuvre avec succès par ses différents services.
Ces actions s’inscrivent dans la continuité du processus de développement engagé par le ministère au cours des dernières années, avec pour priorité l’accélération de la mise en œuvre des objectifs de la deuxième génération du système de gestion de l’eau 2.0, qui constitue le cadre opérationnel de modernisation de la gestion des ressources hydriques en Égypte.
Ce système repose notamment sur l’optimisation de l’utilisation des ressources en eau limitées, l’amélioration de l’efficacité de leur utilisation, le recours aux systèmes intelligents, le renforcement de la gouvernance et de la transformation numérique, ainsi que le développement des capacités institutionnelles. Il vise ainsi à répondre aux défis croissants liés à la croissance démographique, aux changements climatiques et à la persistance de la limitation des ressources hydriques.
Accélérer le traitement et la réutilisation des eaux
Dans le cadre du premier axe de la deuxième génération du système de gestion de l’eau 2.0, consacré au « traitement et à la réutilisation de l’eau », les travaux se poursuivent sur le projet de système de transfert des eaux de drainage agricole de l’ouest du Delta vers la station de traitement de la Nouvelle-Delta.
Le projet comprend 13 stations de pompage et une conduite de transfert de 174 kilomètres, et doit permettre la mise en valeur de 362 000 feddans, avec un taux d’avancement des travaux atteignant 79 %.
Deux systèmes de transfert d’eau sont également en cours de réalisation à partir de la station de traitement des eaux du drain Bahr Al-Baqar. D’une longueur totale de 105 kilomètres et comprenant 18 stations de pompage, ces infrastructures permettront la mise en valeur de 456 000 feddans dans le nord et le centre du Sinaï. Le taux d’avancement des travaux atteint actuellement environ 89 %.
Vers une gestion intelligente de l’eau
Dans le cadre du deuxième axe, consacré à la « gestion intelligente de l’eau », le ministère poursuit l’intégration des technologies et des outils scientifiques les plus récents dans les différents services relevant de son administration.
Cette démarche vise notamment à renforcer le recours aux technologies modernes et à répondre au déficit actuel en ingénieurs et techniciens au sein des différentes structures du ministère.
Le ministère poursuit ainsi l’amélioration du système de distribution de l’eau en passant progressivement à une gestion fondée sur les débits, plutôt que sur les niveaux d’eau, afin de garantir les besoins de chaque canal en fonction des besoins réels des usagers.
Les données fournies par les images satellitaires et la photographie aérienne réalisée à l’aide de drones sont également utilisées pour aider les responsables à prendre les décisions nécessaires, notamment pour recenser les empiètements sur les cours d’eau, suivre les opérations de curage et surveiller le recul du trait de côte.
Le ministère entend également maximiser le recours aux technologies de l’intelligence artificielle et de l’apprentissage automatique afin d’assurer une gestion plus efficace des ressources hydriques. Ces technologies sont intégrées aux données issues des images aériennes et satellitaires, permettant ainsi de couvrir des superficies plus vastes avec davantage de précision.
Par ailleurs, le ministère tire parti des services proposés par des plateformes numériques telles que Digital Earth Africa pour exploiter les données satellitaires dans le recensement des empiètements sur les cours d’eau, le suivi du recul du trait de côte, la surveillance de l’évolution urbaine ainsi que l’évaluation des indicateurs de qualité de l’eau dans les lacs.





