Dans le cadre des efforts soutenus déployés par l’État égyptien pour lutter contre le trafic illicite de biens culturels, et grâce à une coopération exemplaire entre les ministères du Tourisme et des Antiquités, des Affaires étrangères, et les autorités judiciaires égyptiennes et internationales — notamment le bureau du procureur de New York — l’Égypte a réussi à récupérer treize pièces archéologiques précieuses qui avaient quitté le pays illégalement. Ces objets se distinguent par une diversité historique remarquable, s’étendant de la Préhistoire jusqu’à l’époque gréco-romaine, offrant ainsi un aperçu fascinant sur les pratiques religieuses et la vie quotidienne des anciens Égyptiens.
La collection rapatriée comprend un ensemble d’ustensiles variés, dont un vase en albâtre dédié aux huiles parfumées datant du VIIe siècle avant J.-C., un pot à khôl sculpté en forme de singe remontant au Nouvel Empire, ainsi qu’un récipient à cosmétiques en forme de chat typique du Moyen Empire. Parmi ces trésors figurent également une coupe de cérémonie rituelle, des récipients de l’époque ptolémaïque et des vases destinés à la conservation de pommades médicinales.
La richesse de ce lot est complétée par des pièces artistiques uniques, à l’instar d’un fragment de vase orné représentant un enfant parmi des plantes de marais, probablement lié à la figure d’Horus, une poterie en forme de canard et un ornement en céramique à l’effigie du dieu Dionysos. On y trouve aussi une statue de la déesse Isis sous les traits d’Aphrodite datant du IIe siècle après J.-C., illustrant la fusion des cultures égyptienne et grecque, ainsi qu’une statue-cube du personnage « Ankh-en-Nefer » de la Basse Époque. Ce succès diplomatique et culturel réaffirme l’engagement indéfectible de l’Égypte dans sa stratégie de protection du patrimoine et sa détermination à restituer chaque fragment de son histoire spoliée.





