L’équipe nationale d’Égypte de football est l’une des plus prestigieuses d’Afrique et du monde arabe. Son nom est associé à l’histoire de la Coupe du monde depuis les débuts de la compétition. Bien que ses participations aient été limitées en nombre par rapport à certaines grandes nations du football, chacune de ses apparitions a marqué l’histoire, depuis son rôle de pionnière pour l’Afrique et le monde arabe jusqu’à son retour après de longues décennies d’absence.
Égypte 1934 : Une première historique
L’Égypte a inscrit son nom en lettres d’or en se qualifiant pour la Coupe du monde 1934 en Italie, devenant ainsi la première sélection africaine et arabe à participer à une phase finale de Coupe du monde. À l’époque, le tournoi se disputait selon un système à élimination directe dès le premier tour.
Les Pharaons affrontèrent la Hongrie lors de leur premier match et s’inclinèrent 4-2. Malgré cette élimination, l’attaquant Abdelrahman Fawzi entra dans l’histoire en inscrivant les deux buts égyptiens, devenant ainsi le premier joueur africain et arabe à marquer en Coupe du monde. Cette participation ouvrit la voie aux sélections africaines et arabes sur la scène internationale.
Égypte 1990 : Le retour après 56 ans
Après une absence de 56 ans, l’Égypte retrouva la Coupe du monde lors de l’édition italienne de 1990, avec une génération talentueuse composée notamment de Hossam Hassan, Magdy Abdelghani et Ahmed Shobeir.
Le tirage au sort plaça l’Égypte dans un groupe relevé aux côtés des Pays-Bas, de l’Angleterre et de l’Irlande. Les Pharaons débutèrent par un match nul historique (1-1) contre les Pays-Bas, alors champions d’Europe, grâce à un penalty transformé par Magdy Abdelghani. Ce but est resté gravé dans la mémoire des supporters égyptiens pendant des décennies.
L’Égypte fit ensuite match nul 0-0 contre l’Irlande avant de s’incliner 1-0 face à l’Angleterre. Malgré une élimination au premier tour, les Pharaons quittèrent la compétition avec les honneurs, récoltant leurs deux premiers points en Coupe du monde.
Égypte 2018 : Le retour à l’ère Mohamed Salah
Les supporters égyptiens durent attendre encore 28 ans avant de revoir leur équipe en Coupe du monde, lors de l’édition 2018 en Russie. La qualification fut obtenue grâce à un parcours mémorable conclu par le célèbre penalty de Mohamed Salah contre le Congo dans les dernières minutes du match décisif.
L’Égypte fut versée dans le groupe A avec la Russie, l’Uruguay et l’Arabie saoudite. Les Pharaons s’inclinèrent d’abord face à l’Uruguay (1-0) sur un but encaissé dans les dernières minutes. Ils perdirent ensuite contre la Russie (3-1), malgré le premier but de Mohamed Salah en Coupe du monde pour l’Égypte depuis 1990. Lors du troisième match, Salah marqua de nouveau contre l’Arabie saoudite, mais l’Égypte s’inclina 2-1 et quitta le tournoi sans le moindre point.
Cette édition fut également marquée par un exploit individuel du gardien Essam El-Hadary, devenu à 45 ans et 161 jours le joueur le plus âgé de l’histoire à participer à une Coupe du monde.





