Le palais de la princesse Fatma Haïdar, transformé par la suite en musée abritant les bijoux de la famille royale égyptienne, n’était pas un palais comme les autres. Il s’agit d’un véritable chef-d’œuvre architectural, situé au cœur du quartier de Zizinia, l’un des plus élégants et prestigieux quartiers d’Alexandrie. Ce palais-musée renferme aujourd’hui les joyaux et objets précieux de la dynastie royale qui a gouverné l’Égypte pendant près d’un siècle et demi. La princesse Fatma Haïdar, dont le palais porte le nom, était l’une des princesses de la famille alaouite (dynastie de Mohamed Ali). Elle est née en 1903. Sa mère était Madame Zeinab Fahmi, sœur de l’architecte Ali Fahmi, qui a participé à la conception du palais. Son père était le prince Ali Haïdar, fils du prince Ahmed Roshdi, lui-même fils du prince Moustafa Bahgat, fils de Fadel Pacha, fils d’Ibrahim Pacha, fils de Mohamed Ali Pacha, wali (gouverneur) d’Égypte et fondateur de l’Égypte moderne. Mohamed Ali Pacha était ainsi son arrière-arrière-arrière-arrière-grand-père (son cinquième aïeul). Avant son décès, la mère de la princesse Fatma al-Zahra avait achevé la construction de l’aile ouest du palais, alors que sa fille avait atteint l’âge de dix-huit ans. Plus tard, la princesse Fatma al-Zahra fit ajouter une aile orientale et relia les deux ailes par un passage couvert. Le palais continua d’être utilisé comme résidence d’été jusqu’en juillet 1952, date marquant la fin de l’ère royale en Égypte.





