Le Canada pourrait devenir “membre associé” de l’Union européenne (UE), selon des responsables interrogés par le journal américain The Wall Street Journal. Le Premier ministre canadien Mark Carney parle plutôt d’une “alliance unique”, née de la confrontation commerciale avec les États-Unis.
Des dirigeants européens surnomment déjà le Canada le “nouveau membre de l’Union européenne (UE)”. “Un peu pour plaisanter”, précise le journal américain The Wall Street Journal. Mais le projet, à quelques détails près, est loin d’être une blague. Voilà plusieurs mois que des discussions ont lieu entre des chefs d’États européens et les Canadiens. Elles suivent le divorce entamé entre Washington et Ottawa, déclenché par l’intense guerre commerciale qu’on mené les deux pays l’un envers l’autre ces derniers mois.
“Ne serait-ce pas merveilleux que le Canada soit le 28e État de l’Union européenne plutôt que le 51e État des États-Unis?”, a interrogé, en ce sens, le président finlandais Alexander Stubb, cité par nos confrères. Pour le Canada, l’idée n’est toutefois pas de devenir un membre à part entière de l’Union européenne ou d’adhérer à son marché unique. Le statut visé serait plutôt celui de “membre associé”, un statut qui n’existe pas à ce jour au sein de l’UE.
Une intégration “informelle” au marché unique serait envisagée, selon des sources proches du dossier. Seraient concernées les chaînes d’approvisionnement stratégique telles que “l’énergie, l’intelligence artificielle, les minéraux essentiels nécessaires à la fabrication des batteries ou des semi-conducteurs et, de manière particulièrement urgente, la défense”, relève le Wall Street Journal.





