Inquiets des menaces russes et de l’avenir de la protection américaine, certains dirigeants européens tâtonnent et réfléchissent à la couleur du parapluie nucléaire qui abritera le Vieux Continent, selon l’AFP.
“J’ai entamé des discussions confidentielles avec le président français au sujet de la dissuasion nucléaire européenne”, a déclaré vendredi à la conférence de Munich sur la sécurité (MSC) le chancelier allemand Friedrich Merz.
Ce débat monte en puissance parmi les dirigeants et spécialistes européens du nucléaire, à mesure que la double incertitude augmente.
Les Européens sont pris entre deux feux: d’abord l’agressivité de la Russie, qui mène en Ukraine une guerre protégée par l’ombre portée de son arsenal nucléaire. De nombreux responsables européens se disent convaincus que Moscou tentera ensuite de s’attaquer d’une manière ou d’une autre à d’autres territoires européens.
Et d’autre part les Européens s’interrogent sur la solidité du soutien américain sur le long terme, même si le sous-secrétaire américain à la Défense, Elbridge Colby, a rappelé à Munich que le président Donald Trump avait “clairement indiqué que la dissuasion nucléaire américaine élargie continuait de s’appliquer” en Europe.





