Chacun de nous se rappelle les histoires de sa grand-mère. Des histoires qui ont été héritées d’une génération à l’autre. Evidemment, chaque génération a ajouté sa propre sauce et a permis aux autres d’en goûter une nouvelle saveur.
Les histoires de grandmère cherchent à rappeler aux adultes ces doux moments passés à l’ombre des persiennes à écouter les histoires de leurs aïeuls à l’âge de l’innocence.
Chacun de nous se rappelle les histoires de sa grand-mère. Des histoires qui ont été héritées d’une génération à l’autre. Evidemment, chaque génération a ajouté sa propre sauce et a permis aux autres d’en goûter une nouvelle saveur. Les histoires de grand-mère cherchent à rappeler aux adultes ces doux moments passés à l’ombre des persiennes à écouter les histoires de nos aïeuls à l’âge de l’innocence. Il était une fois un village très calme au pied d’une immense montagne. Là, il y avait un conseil de sages qui avait la charge de régler les conflits et d’y rétablir la paix. Ce conseil veillait à instaurer l’harmonie et la justice, ce qui réjouissait réellement les habitants. Bien sûr, il y avait ceux qui cherchaient à créer des litiges et des tensions, mais la majorité optait pour une vie calme et sereine. Un jeune qui élit domicile dans ce village a décidé d’abuser de cette règle et a mis en place tout un stratagème pour irriter son voisin et par conséquent le traîner devant ledit Conseil pour obtenir une grande indemnisation. Comme le Conseil des Sages a demandé d’interroger d’autres témoins, le jeune voisin se sert de ses propres enfants qui témoignent évidemment dans l’intérêt de leur père. Mais la vérité finit toujours par surgir lorsque le plus jeune commence à imiter son père et répéter sa phrase « donne-moi une gifle », le Conseil des Sages voit la chose différemment. Après un moment de délibération, le jeune voisin aux larmes de crocodile est confronté aux faits : « Vous avez dit à votre voisin : donne-moi une gifle ». Ce dernier essaye de se défendre, cela n’est pas une excuse pour qu’il le fasse. Mais confronté aux témoignages de ses enfants qu’il avait lui-même sollicités et à celui de son voisin, il finit par reconnaître avoir dit cette phrase insistant que cela n’était pas une excuse pour que le voisin l’agresse. Il n’a pas manqué d’ajouter que cela n’est pas une excuse car le voisin s’est donné la peine de le gifler. Il a prononcé cette phrase sur un ton extrêmement moqueur. Les Sages se réunissent avant de rendre publique leur décision. Un moment assez long pour toutes les parties concernées car une fois prise, cette décision est irrévocable. Après concertations, le Conseil des Sages décide que la gifle a été donnée aux jeunes suite à sa demande et que par conséquent, il ne méritait aucune indemnisation. Mais, le Conseil a ajouté : « Notre jeune homme a bien raison : son voisin s’est donné la peine de le gifler, il aurait pu ne pas le faire. Alors, notre décision est la suivante : le jeune homme qui a reçu la gifle ne recevra pas d’indemnisation, mais devra par contre payer son voisin qui a déployé un effort pour le gifler ». Abasourdi, le jeune homme voisin n’avait que deux choix : payer l’indemnisation ou quitter le village. Peu intéressé à la justice et fort cupide, il a préféré quitter le village. La vérité finit toujours par triompher et par s’imposer.





