Si l’Ukraine est envahie, qu’adviendra-t-il du pays ? Entre partition, négociations ou installation d’un régime fantoche, Le Figaro analyse.
«Élargir l’offensive dans toutes les directions» : l’ordre donné samedi par le Kremlin est sans équivoque. Trois jours après son déclenchement, l’offensive de la Russie en Ukraine progresse, bien que les observateurs soient surpris par la résistance du pays assiégé. Les forces russes sont partout : à l’ouest aux alentours de Lutsk et Lviv, toutes deux encerclées; au sud avec Kherson et Berdiansk, au nord-est avec Kharkiv, où les combats sont en cours jusqu’au cœur de la ville. «La nuit a été dure» en Ukraine, a reconnu dimanche matin le président Zelensky. Trois des percées russes mènent en ligne droite vers Kiev, la capitale. Plus de doute : Moscou veut décapiter le régime, et ce faisant mettre l’Ukraine à genoux.
«Nous nous efforcerons de démilitariser et de dénazifier l’Ukraine», a-t-il mis en garde jeudi matin, «et de poursuivre en justice ceux qui ont commis des crimes nombreux et sanglants contre des civils, y compris des citoyens de la Fédération de Russie».





