Plusieurs explosions ont été entendues mardi dans le sud de l’Iran, près du stratégique détroit d’Ormuz, selon la télévision d’État iranienne.
«Aujourd’hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran », a indiqué le Centcom, disant répondre «à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région.», rapporte l’AFP
L’agence de presse officielle Irna a fait état de quatre projectiles dans le sud du pays, à l’est du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février. La province du Sistan-Baloutchistan (sud-est), déjà frappée à plusieurs reprises au moment de la reprise des hostilités en juillet, a été touchée, selon le responsable régional Ali Khalilabadi, qui n’a pas précisé s’il y avait eu des dégâts.
La télévision d’État a aussi rapporté «des explosions dans la ville de Bandar Abbas et sur l’île de Qeshm», mais aussi sur l’île de Lavan située dans le Golfe et qui abrite l’un des terminaux d’exportation de pétrole iranien. L’aéroport de Jiroft, dans le sud, serait également visé.
Promesses de ripostes
Les Gardiens de la Révolution iraniens ont assuré mardi qu’ils feraient «regretter» aux États-Unis leurs nouvelles attaques près du détroit d’Ormuz. L’agence de presse iranienne Tasnim a rapporté dans la soirée qu’«une opération décisive menée par les forces armées iraniennes en riposte à l’ennemi américain a commencé» visant «les bases et les intérêts américains dans la région».
Le président américain Donald Trump a menacé de son côté de frapper l’Iran «bien plus durement» en cas de représailles.
Les États-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne. L’Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Émirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.





