Dans un scénario digne des plus grandes épopées continentales, l’Espérance sportive de Tunis a réalisé l’exploit, ce samedi au stade du Caire, en s’imposant face à Al-Ahly (3-2) lors du quart de finale retour de la Ligue des champions d’Afrique. Un succès qui, ajouté à la courte victoire de l’aller (1-0) à Radès, propulse les Sang et Or dans le dernier carré de la compétition. Mais au-delà du résultat, c’est la différence de visage offerte par les Tunisiens entre une première mi-temps subie et une seconde période transcendée qui restera en mémoire, illustrant la force de caractère d’un habitué des demi-finales depuis 1997, selon lapresse.tn.
En ce jour de fête de l’Aïd, les protégés de Patrice Beaumelle savaient qu’ils défiaient un ogre. Privé de son public en raison du huis clos imposé à son stade fétiche, Al-Ahly n’en a pas moins fait subir une véritable domination aux visiteurs tunisiens d’entrée de jeu. Dès la 10e minute, Mahmoud Hassan Trezeguet ouvrait le score, concrétisant une supériorité égyptienne qui allait durer près de 45 minutes.
Malmenés dans tous les compartiments du jeu, les Espérantistes devaient leur salut à leur gardien Bechir Ben Said, auteur de parades décisives devant Zizou puis Trezeguet, et à leur attaquant Florian Danho, héroïque sur sa ligne dès la 9e. Incapables de développer leur jeu, les champions de Tunisie quittaient la pelouse à la pause sous une pluie d’alertes, laissant craindre le pire pour la suite.
Après une première période cauchemardesque, le retour des vestiaires a livré un tout autre scénario. Longtemps encore sous la pression cairote, les Sang et Or ont attendu la 68e pour déclencher la révolte. Sur un contre éclair, Florian Danho, déjà sauveur en première période, égalisait d’une reprise imparable après un travail magnifique de Boualia et du Brésilien Yann Sasse, fraîchement entré en jeu. Le match était relancé.
La bascule intervint définitivement à la 78e. Après un penalty accordé par l’arbitre marocain, l’Algérien Mohamed Amine Tougai se chargeait de la sentence et donnait l’avantage aux Tunisiens (2-1). En l’espace de quelques minutes, l’Espérance avait opéré une véritable métamorphose, passant de la posture de victime résignée à celle de maître du tempo.





