Par : Iman Bahgat


Ces derniers jours, le nom de Chérine Abdel Wahab et de son mari Hossam Habib est revenu sur le devant de la scène après avoir annoncé leur retour l’un vers l’autre. Une histoire d’amour, de mariage, de divorce, d’accusations, de déclarations, d’avocats, puis de retour, faisant de leur vie privée une série ouverte au public à travers les médias et les plateformes de médias sociaux.
Bien que les gens soient naturellement enclins à suivre l’actualité des célébrités, la question demeure : quelles sont les limites de l’étiquette dans de tels cas ?
En premier lieu : L’étiquette des célébrités
La célébrité place les artistes sous les feux et fait de leur vie le centre de l’attention publique, mais l’étiquette a ses limites.
Les relations personnelles et conjugales doivent rester privées, loin des scandales et des ragots. L’étiquette n’empêche pas le partage des nouvelles, mais elle incite à conserver la part d’intimité nécessaire, par respect pour soi et pour l’autre.
Deuxièmement : L’étiquette du public

Tout comme les célébrités ont une responsabilité, le public a également un rôle à jouer. Il n’est pas approprié que la vie privée des gens devienne un sujet de moquerie, de jubilation ou de commérage. L’étiquette nous apprend à commenter avec respect ou à nous taire si nos propos n’apportent aucune valeur ajoutée.
Troisièmement : L’étiquette des relations en général
Les relations humaines, que ce soit entre des célébrités ou des personnes ordinaires, nécessitent un respect mutuel. Les désaccords sont naturels, mais les gérer publiquement devant des millions de personnes diminue leur valeur et porte atteinte à la dignité des deux parties. La plus haute forme d’étiquette consiste à résoudre les désaccords en vase clos, à pardonner et à rendre la pareille en fonction de la maturité, et non des pressions exercées par les médias ou les tendances.
En conclusion

L’histoire de Chérine et Hossam n’est pas l’histoire d’une nouvelle romance, mais le miroir d’une société entière. Un miroir qui met en évidence l’absence d’étiquette en matière de vie privée à l’ère des médias sociaux.
La véritable étiquette ne se limite pas à la manière de s’asseoir à table ou de dire bonjour, mais s’étend aux aspects les plus subtils des relations humaines : le respect de soi, le respect de l’autre et le respect des limites entre ce qui doit être dit et ce qui doit être gardé sous silence.