Face à l’afflux de voitures électriques chinoises, l’Europe avait choisi la voie directe de la taxe douanière. Cette fois, sur le dossier des voitures hybrides, elle change de stratégie
Mais c’est qu’elle se fâcherait, la vieille Europe ! Plus personne ne l’ignore, les voitures électriques produites en Chine sont, depuis l’automne 2024, frappées de droits de douane supplémentaires allant jusqu’à 35,3 %, en plus des 10 % habituels. Qu’à cela ne tienne, les constructeurs chinois ont partiellement basculé vers les hybrides, exemptes de ces surtaxes. Et pas qu’un peu ! Selon les chiffres rapportés par le Financial Times, leurs exportations vers l’Europe sont passées d’environ 3.800 voitures en octobre 2024 à quelque 50.000 en juillet dernier.
Dès juin dernier, Bruxelles évoquait donc la possibilité d’étendre ses mesures aux voitures hybrides. Mais avant d’en arriver là, elle tente désormais une autre méthode : demander à Pékin de réduire volontairement ses exportations, à un maximum de 15 % du marché européen, contre actuellement… plus 30 % des ventes ! Et si la Chine ignore la demande ? Alors l’Europe dégainera à nouveau les taxes.





