Sophie soupire de soulagement alors que l’avion l’ayant ramenée de Mayotte s’apprête à atterrir à La Réunion. Outre ses possessions détruites par le cyclone Chido, cette agente d’une collectivité territoriale confie s’être sentie insultée par la communauté mahoraise parce qu’elle souhaitait quitter l’île.”Je laisse un gros poids derrière moi”, murmure la trentenaire, qui requiert de témoigner sous un prénom d’emprunt par crainte de sanctions à son travail, selon l’AFP.
“Avec le cyclone, j’ai tout perdu, justifie-t-elle. Mon boulot, c’est tout ce qui me reste.”Sur l’écran de son téléphone, Sophie montre la terrasse de son appartement, désolidarisée de la façade de son immeuble. Son intérieur ravagé. Le bateau, qu’elle et “(son) homme” venaient d’acheter, dont il ne reste que la coque, retournée.Sa voiture est irrécupérable, affirme-t-elle et la moto de son compagnon l’est peut-être également, après que les vents à plus de 200 km/h de Chido l’ont soufflée.Durant le cyclone, qui a fait 35 morts et environ 2.500 blessés, selon un bilan provisoire, Sophie affirme avoir vécu “les trois heures les plus angoissantes de (sa) vie”, alors que des débris s’écrasaient contre ses volets et que l’eau montait dans son appartement.Un traumatisme auquel se sont ajoutées ensuite les critiques virulentes de la communauté mahoraise face à l’évacuation des fonctionnaires ou apparentés, comme elle, après Chido.





