L’Egypte a un potentiel dans les énergies renouvelables qui peut être utile au développement de l’hydrogène vert. L’Etat égyptien envisage de lancer d’immenses projets de production d’hydrogène vert, en coopération avec de grandes entreprises spécialisées, internationales en s’appuyant sur sa situation stratégique, sa proximité avec les marchés européens, africains et asiatiques, ainsi que sur son grand potentiel dans le domaine des énergies propres.
Selon l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA), l’hydrogène devrait représenter 12% de la consommation mondiale d’énergie. Il devrait contribuer à 10% des réductions des émissions de carbone, d’ici 2050. Dans ce contexte, l’Égypte a reçu, au cours de la dernière période, 9 offres de grandes entreprises internationales pour démarrer la mise en œuvre de plusieurs projets de production d’hydrogène vert et d’ammoniac vert, notamment dans la zone économique du Canal de Suez.
L’Etat souhaite attirer de nombreux investissements dans la zone économique du Canal de Suez, en particulier des projets d’énergie propre, ce qui nécessite d’intensifier les efforts afin de maximiser le bénéfice de l’emplacement stratégique et vital de l’axe du Canal de Suez. En quête de devenir un Centre logistique et économique mondial, en particulier dans les projets d’hydrogène vert. Le président de la zone économique du Canal de Suez, l’ingénieur Yahya Zaki, a souligné que la zone économique cible le domaine de l’économie verte et ses diverses applications industrielles, telles que l’industrie de l’hydrogène vert, qui est l’une des plus importantes sources d’énergie propre au monde, qui attire les investisseurs mondiaux. Il a souligné que sur la base du potentiel de la zone économique, en particulier de son emplacement distingué de part et d’autre de la voie navigable la plus importante du monde, le Canal de Suez, cela offre des opportunités sans précédent pour accroître la compétitivité du Canal et le transformer en un Centre mondial de soutage des navires avec du carburant vert, d’autant plus que la région a reçu un certain nombre d’offres internationales pour établir des projets d’hydrogène vert.
Projets d’hydrogène au Canal de Suez
Le projet à l’entrée nord du Canal de Suez produira 300 000 tonnes d’hydrogène vert par an. La société technologique allemande, H2 Industries, a reçu l’approbation de la zone économique du Canal de Suez, pour développer une usine de transformation de déchets en hydrogène. L’usine, qui sera construite à l’est de PortSaïd, sera capable de produire jusqu’à 300 000 tonnes hydrogène vert par an. D’une valeur de 3 milliards $, l’installation transformera 4 millions de tonnes de déchets plastiques et agricoles nonrecyclables par an. Elle s’en servira comme matière première pour produire de l’hydrogène vert. « La partie passionnante du projet est qu’il s’agit de la toute première usine de transformation des déchets en hydrogène à grande échelle », a déclaré Michael Stusch, président exécutif et PDG de H2 Hydrogen. » La transformation des déchets est une percée pour rendre l’hydrogène vert économiquement viable. Elle aidera non seulement à réduire les émissions mondiales de CO2, mais aussi à réduire la pollution et la dégradation des ressources en eau dans le pays « , a-t-il ajouté. Le président de la zone économique a passé en revue les offres soumises à la zone économique pour établir des projets d’hydrogène vert, comprenant plusieurs entreprises spécialisées dans ce domaine. Parmi ces projets figurent celui relatif à la production d’ammoniac vert au sein de la zone industrielle de Sokhna, affiliée à la zone économique, à travers une alliance mondiale et le Fonds souverain égyptien, dont la mise en œuvre a déjà commencé. La zone économique a également reçu plusieurs autres offres initiales pour implanter des projets d’hydrogène vert dans son périmètre ; Que ce soit dans la zone intégrée de Sokhna, ou dans la zone Est de Port-Saïd.
Feu vert à l’usine de transformation de déchets
L’ingénieur Yahya Zaki a expliqué que le premier projet de production d’ammoniac entre une alliance mondiale et le Fonds souverain égyptien est mis en œuvre par le biais d’un nouveau complexe industriel en cours de construction sur le terrain du développeur industriel “Suez Industrial Development Company”. Ce projet dépend des énergies renouvelables, qui est produite à partir de l’énergie éolienne – hors du périmètre de la zone économique du Canal de Suez -. Le Premier ministre, Dr Moustafa Madbouli, a souligné l’importance des projets de conversion des déchets en énergie électrique, soulignant la nécessité d’accélérer le rythme de mise à exécution de ces types de projets importants. Dr Madbouli a souligné que le projet de valorisation énergétique des déchets vise, à l’origine, à créer un environnement sain et propre, ainsi qu’à obtenir un rendement économique et à produire de l’énergie électrique utilisable. La ministre de l’Environnement, Dr Yasmine Fouad, a pour sa part passé en revue les avantages du programme de conversion des déchets en électricité, qui consiste à réduire la quantité de déchets enfouis dans les décharges sanitaires, à fournir des surfaces foncières affectées à l’établissement de décharges saines et à éviter les accumulations dans les gouvernorats qui entraînent des dommages environnementaux et des émissions. Ce processus aide également à produire des décharges électriques adaptées à l’auto-utilisation et au raccordement au réseau.










